M. Khalil s’entretenant avec la délégation de la Banque mondiale. Photo Ani
La situation des réfugiés syriens au Liban et les ressources disponibles pour répondre à leurs besoins ont été au centre d'une rencontre qui a réuni hier le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, et une importante délégation de la Banque mondiale.
La visite de la délégation est d'autant plus importante qu'elle a été l'occasion de passer en revue la situation des réfugiés au Liban et les moyens nécessaires pour les soutenir », a déclaré M. Khalil qui a précisé avoir exposé devant ses visiteurs « les multiples défis auxquels fait face le Liban à ce niveau ainsi que le montant des aides requises dans les différents secteurs ».
Le ministre a indiqué que le document de travail sur lequel il s'est fondé lors de la réunion est celui qui avait été rédigé lors de la conférence préparatoire qui s'est tenue en Jordanie à la veille de la conférence des donateurs à Londres pour la Syrie.
« À ce jour, nous ne savons toujours pas dans quelle mesure le Liban va pouvoir bénéficier des résultats de ce sommet. Nous espérons toutefois qu'il aura la grosse part des aides sachant qu'il a accueilli le plus grand nombre de réfugiés syriens », a poursuivi M. Khalil. Et de préciser les différents « types d'aide » dont le Liban a besoin, à savoir tout d'abord les « donations de sorte à ce que le pays ne ploie pas sous la pression des coûts et frais couvrant les besoins directs des réfugiés, d'autant qu'il assume déjà une grande part de cette responsabilité », a-t-il dit. « Il faudrait également que le Liban puisse bénéficier de prêts à des taux d'intérêts faibles pour la réalisation de projets d'infrastructure dans les régions qui accueillent les réfugiés », a indiqué le ministre.
Également au centre des discussions, la possibilité pour la Banque mondiale de couvrir les taux d'intérêts des eurobonds émis par le Liban, « de sorte à alléger le service de la dette publique qui s'est élevée de manière notoire au cours des dernières années à cause de l'accroissement des besoins et des dépenses », a expliqué M. Khalil. Et de poursuivre en exprimant son souhait de voir les recommandations prises dans le cadre de la conférence de Londres « se traduire en aides concrètes octroyées au Liban afin qu'elles ne restent pas lettre morte comme c'était le cas dans le passé lorsque le Liban ne bénéficiait que d'une somme minimale octroyée dans le cadre de programmes servant les intérêts politiques de certains ».
Le ministre a conclu en insistant sur « la stabilité financière et économique qui prévaut au Liban », soulignant qu'« il n'y a rien à craindre quant à la stabilité de la livre libanaise ».

