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Moyen Orient et Monde - Crise Migratoire

Débordé, Athènes appelle l’UE à l’aide

Plus de 131 000 réfugiés sont arrivés par la Méditerranée depuis début janvier ; la France poursuit le démantèlement de la « jungle » de Calais.

En gilets fluo et tenue de chantiers, les employés d’une société privée détruisaient hier lentement les abris de bois et de plastique dans la « jungle » de Calais. L’opération se déroulait sous la protection des policiers. Philippe Huguen/AFP

Débordé par le flux incessant des réfugiés, Athènes a appelé hier l'Union européenne (UE) à l'aide, tandis que les autorités françaises poursuivaient hier le démantèlement d'une partie de la « jungle » de Calais.
« Nous ne sommes pas en mesure de faire face à l'ensemble des réfugiés qui arrivent », a prévenu la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovassili. Aussi, Athènes a soumis un plan « d'urgence » à l'UE pour organiser l'accueil de 100 000 réfugiés, portant sur une aide financière de 480 millions d'euros, a-t-elle précisé. Actuellement, la Grèce abrite 23 000 migrants. Hier encore, plus de 7 000 migrants restaient bloqués au poste d'Idomeni après des restrictions imposées par plusieurs pays, dont la Macédoine, sur le nombre des personnes autorisées à entrer sur leurs territoires, un sujet qui divise profondément l'UE. Après un passage au compte-gouttes dimanche en Macédoine, un groupe de 300 Irakiens et Syriens, dont des femmes et enfants, ont forcé lundi un cordon policier grec et enfoncé une partie de la barrière de barbelés. Les policiers macédoniens ont riposté avec des gaz lacrymogènes. La Commission européenne s'est dit « très inquiète » face à ces incidents. La Macédoine a justifié les tirs de gaz en évoquant « une tentative violente » d'intrusion d'hommes ne voulant ni s'enregistrer ni se rendre dans les centres d'accueil.
Alors que les frontières se ferment, plus de 131 000 migrants sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis début janvier, a annoncé hier le Haut-Commissariat aux réfugiés, soit davantage que pour les cinq premiers mois l'an dernier. Face à la cacophonie européenne sur la réponse à cette crise et pour tenter de rapprocher les positions, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a entamé hier à Vienne une tournée dans les pays des Balkans et se rendra demain et vendredi en Turquie, avant un sommet européen crucial le 7 mars à Bruxelles auquel assistera Ankara. Pour préparer ce sommet, le président français François Hollande recevra vendredi à Paris la chancelière allemande Angela Merkel.

Gilets fluo et tenue de chantiers
Entre-temps, dans la « jungle » de Calais, le plus grand bidonville de France, qui regroupe surtout des Syriens, des Afghans et des Soudanais attendant de pouvoir gagner l'Angleterre, les migrants se montraient récalcitrants à l'idée de vider les lieux et gagner des centres d'accueil répartis sur le territoire hexagonal. Beaucoup avouaient leur impuissance : « On nous laisse comme ça dans le froid et l'hiver », fustige l'un d'entre eux. Le démantèlement des abris de fortune se poursuivait dans une zone habitée majoritairement par des Soudanais. La veille, des heurts avait opposé migrants et militants associatifs aux policiers antiémeutes. La situation restait tendue hier, avec notamment une maisonnette incendiée dans des circonstances peu claires, mais pas de violence notable.
La zone en cours de destruction abrite entre 800 et 1 000 migrants selon le gouvernement, 3 450 selon les associations. En gilets fluo et tenue de chantiers, les employés d'une société privée détruisaient lentement les abris de bois et de plastique, tandis que derrière eux un bulldozer aplanissait la terre humide juste dégagée et souillée de détritus. Comme lundi, l'opération se déroulait sous la protection de dizaines de policiers, boucliers, matraques et flashball en main.

(Source : AFP)

Débordé par le flux incessant des réfugiés, Athènes a appelé hier l'Union européenne (UE) à l'aide, tandis que les autorités françaises poursuivaient hier le démantèlement d'une partie de la « jungle » de Calais.« Nous ne sommes pas en mesure de faire face à l'ensemble des réfugiés qui arrivent », a prévenu la porte-parole du gouvernement, Olga Gerovassili. Aussi, Athènes a soumis un plan « d'urgence » à l'UE pour organiser l'accueil de 100 000 réfugiés, portant sur une aide financière de 480 millions d'euros, a-t-elle précisé. Actuellement, la Grèce abrite 23 000 migrants. Hier encore, plus de 7 000 migrants restaient bloqués au poste d'Idomeni après des restrictions imposées par plusieurs pays, dont la Macédoine, sur le nombre des personnes autorisées à entrer sur leurs territoires, un sujet...
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