Pour Michel Sleiman, qui a rencontré lors de sa tournée à Tripoli l’ancien Premier ministre Nagib Mikati, « l’effondrement financier du Liban n’aura pas lieu ».
L'ancien président Michel Sleiman a effectué le week-end dernier une tournée dans le nord du pays à l'occasion de sa participation à Tripoli à une conférence sur les défis et les chances de développement, qu'il a inaugurée samedi dernier. Il a ainsi pu se réunir avec le ministre de la Justice démissionnaire Achraf Rifi et l'ancien Premier ministre Nagib Mikati avec lesquels il a abordé la vacance présidentielle actuelle et la paralysie qui prévaut au niveau des institutions. Dans son discours inaugural, M. Sleiman a estimé que « le boycott constitue une violation de la Constitution » et il a également indiqué que si la règle du quorum des deux tiers « est de nature à nous priver de président de la République, alors adoptons la majorité simple ».
Lors de son inauguration de la conférence organisée par l'ordre des ingénieurs, consacrée au développement de Tripoli, Michel Sleiman a abordé les problématiques mondiales actuelles : le terrorisme, la montée des extrêmes, mais aussi la précarité et les inégalités. Pour lui, le développement « est indissociable de l'économie » et le développement durable nécessite « la modernisation de la structure politique ». Abordant le dossier du gaz offshore, il a estimé que ce secteur doit être intégré dans l'économie de l'État. L'ancien président a en outre affirmé que sur le plan de la diplomatie régionale, le Liban aurait mieux fait « de se tenir aux côtés de la Ligue arabe dans sa décision de dénoncer les violences perpétrées contre l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran ». « Dans ce contexte, il convient de souligner l'importance de la présence du président de la République, car conformément à l'article 52, ce dernier négocie avec l'extérieur, même si c'est le Conseil des ministres qui approuve les traités. Mais de manière générale, les questions les plus courantes ne concernent pas les traités, mais relèvent de la prise de position du Liban, et celle-ci se doit d'être en accord avec son intérêt national et l'expression de sa politique étrangère (...) Nous sommes hélas sortis du cadre de la déclaration de Baabda et de la politique étrangère » du pays, a ainsi noté M. Sleiman, avant d'ajouter que « certains envisagent même de sortir du groupe international de soutien au Liban et de délaisser la démocratie. Le boycott est un concept nouveau qui est entré en démocratie et malheureusement nous avons créé cette notion nouvelle, mais c'est une posture erronée, car ce qui se passe en ce moment n'est pas un boycottage démocratique, mais un putsch à l'encontre de la Constitution et des lois, de manière pacifique toutefois ». Et de conclure : « Si le quorum des deux tiers va avoir pour effet de nous priver de président de la République, alors adoptons la majorité simple (...) De nombreux pays ont modifié leur Constitution après trois ou quatre séances au cours desquelles le quorum n'avait pas pu être atteint. »
Michel Sleiman a ensuite été convié à déjeuner à la résidence du président de la ligue économique de l'Université libanaise culturelle dans le monde Tony Menassa et son épouse Souha Adhami.
Crise diplomatique
Chez le ministre démissionnaire de la Justice Achraf Rifi, Michel Sleiman a abordé l'impact de la crise diplomatique actuelle entre le Liban et l'Arabie saoudite, et affirmé que la politique de neutralité adoptée par le pays ne s'applique pas à la Ligue arabe. « Dans ce cas, c'est soit oui, soit non. Le président du Conseil est alors contraint de discuter avec les ministres pour ensuite endosser le rôle du président de la République, et c'est ce qui explique la confusion actuelle », a noté l'ancien président.
Avec l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, M. Sleiman a abordé le volet financier de la crise diplomatique, et il a affirmé dans ce contexte que « l'effondrement financier du Liban n'aura pas lieu », car son système monétaire est « solide et consolidé par la diaspora libanaise ».
Hier, l'ancien président a conclu sa tournée dans le Nord par une visite au campus de l'Université franco-libanaise pour les sciences et la technologie à Deddé où il s'est vu remettre la médaille honorifique de l'université.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
ET LE CLARIFIE ENCORE : DAME LA -MAINMISE- N,EST PAS NEE DES SOUFFLES DE LA BRISE... DANS TOUS LES PAYS ARABES LES CHIITES ONT ENDURE POUR DES SIECLES CAR CONSIDERES DES MECREANTS PAR LES SUNNITES ET TRAITES EN CONSEQUENCE... LA BETISE A ENGENDRE LA SURPRISE !!!
11 h 46, le 29 février 2016