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Économie

Le G20 doit tirer le signal d’alarme

La réunion demain à Shanghai de tous les ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 va être suivie de très près, car l'économie mondiale est à la croisée des chemins et que la pression pour des actions coordonnées est de plus en plus pressante.
Jamais depuis 2008, les craintes d'une nouvelle crise économique n'ont été aussi fortes et jamais depuis 2008 l'incertitude n'a été aussi grande comme le prouve la volatilité sur les marchés. L'élément nouveau à ce sommet de Shanghai, c'est le sentiment que les banques centrales commencent à s'essouffler. Elles peuvent certes encore injecter de l'argent ou baisser encore les taux déjà négatifs mais leur impact, tant sur les marchés que sur l'économie, devient de moins en moins percutant. Qu'est-ce qui peut sortir de ce type de sommets ? Pas de décision majeure encore mais le début d'une prise de conscience que les banques centrales ne peuvent plus seules sauver l'économie mondiale et que les gouvernements doivent agir.
Hier, le FMI a distribué une note alarmante à tous les participants au sommet en insistant sur le ralentissement de l'économie et sur l'impact dévastateur que pourraient avoir les désordres actuels des marchés. Le FMI prévoit d'ailleurs d'abaisser sa prévision pour 2016 qui est toujours à 3,4 %. Dans les mois qui viennent, si les marchés ne se stabilisent pas, on pourra s'attendre à des interventions concertées sur le marché des changes. C'est une source majeure de volatilité avec l'effondrement des monnaies émergentes, la hausse du dollar et les craintes de dévaluation du yuan. Le G20 va devoir également obliger la Chine à être plus transparente sur ses mesures de relance et notamment expliquer sa politique de change. Et enfin, il va falloir mettre la pression sur les pays comme la France qui n'ont toujours pas fait de réforme et à l'inverse sur les pays comme l'Allemagne qui ont fait le job ont à nouveau un excédent public et pourraient mener des politiques de relance plus agressives. Demain, c'est le premier d'une longue série de sommets où il faudra convaincre tous les pays de tirer dans le même sens. Pas une tâche facile certes mais pas d'alternative.

Cet article est réalisé par Fidus

La réunion demain à Shanghai de tous les ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 va être suivie de très près, car l'économie mondiale est à la croisée des chemins et que la pression pour des actions coordonnées est de plus en plus pressante.Jamais depuis 2008, les craintes d'une nouvelle crise économique n'ont été aussi fortes et jamais depuis 2008 l'incertitude n'a été aussi grande comme le prouve la volatilité sur les marchés. L'élément nouveau à ce sommet de Shanghai, c'est le sentiment que les banques centrales commencent à s'essouffler. Elles peuvent certes encore injecter de l'argent ou baisser encore les taux déjà négatifs mais leur impact, tant sur les marchés que sur l'économie, devient de moins en moins percutant. Qu'est-ce qui peut sortir de ce type de sommets ? Pas de décision majeure...
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