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Liban - Procès Samaha

L’ancien ministre interrogé sur sa prétendue « responsabilité » dans la protection de la frontière

Lors d’une nouvelle audience, Michel Samaha a de nouveau affirmé avoir été victime d’une machination.

Le procès de l'ancien ministre, Michel Samaha, a repris hier devant la Cour de cassation militaire, quelques jours après le malaise dont il avait souffert lors de la dernière audience qui avait été aussitôt reportée.
Devant le siège du tribunal militaire, une voiture médicale équipée était postée, prête à transporter M. Samaha en cas de nouveau malaise.
Le juge Charbel Abou Samara, représentant le procureur, a demandé à l'accusé de citer les régions et les individus que devaient viser les attentats projetés.
Michel Samaha a été libéré sous caution le 14 janvier dernier par la Cour de cassation militaire après avoir purgé une peine de 4 ans et demi de prison (trois ans et demi de facto), pour avoir transporté des explosifs qui lui avaient été remis en Syrie, en vue de perpétrer des attentats au Liban, en 2012. Son procès a repris le 21 janvier.
Hier, l'accusé a également été interrogé par le juge sur la « nature des explosifs » et sur le fait de savoir s'ils « étaient réellement suffisants pour paralyser tout déplacement des éléments jihadistes » que M. Samaha espérait dissuader par des attentats.
L'accusé avait affirmé lors d'audiences précédentes que les explosifs étaient destinés à cibler les éléments jihadistes qui seraient tentés de s'infiltrer à travers la frontière libanaise, assurant qu'il était animé par le souci de protéger la souveraineté du Liban. Lors de la dernière audience, le 18 février dernier, il avait affirmé que « le but derrière le transport d'explosifs (...) était de créer la confusion à la frontière libano-syrienne, afin d'empêcher tout transfert d'armes ». M. Samaha avait ajouté que « c'était la Syrie qui était visée dans cette affaire », et non lui-même.
Répondant à la question du juge, M. Samaha a indiqué qu'il n'avait pas défini avec Milad Kfoury, l'agent double qui lui avait tendu un piège, les lieux où devaient être plantés les explosifs, ou des cibles humaines précises. Il a ajouté que c'était M. Kfoury qui avançait, au cours de leurs conversations, les noms des personnes et des lieux à cibler.
« Je ne suis pas un expert en explosifs pour savoir si ceux que j'avais transportés étaient suffisants ou non », a-t-il rétorqué. « J'ai servi de bouc émissaire à ceux qui voulaient attaquer la Syrie et exploiter cette affaire sur les plans politique et judiciaire. »
L'audience a été levée un quart d'heure plus tard, après que l'accusé a exprimé une fatigue physique, avant de reprendre quelque temps après.
À son tour, le président du tribunal, le juge Toni Lattouf, a interrogé Michel Samaha sur l'argument du « guet-apens » dont l'accusé affirme avoir été victime, ainsi que sur les raisons qui l'ont poussé à s'ériger en défenseur des frontières libanaises. « Pourquoi avez-vous estimé être responsable des frontières libanaises ? » lui a demandé le juge.
« C'est Milad Kfoury qui m'a tendu un piège et m'a poussé dans cette direction en exacerbant mes craintes sur une éventuelle guerre qui pourrait éclater au Liban du fait de la présence d'éléments armés syriens à la frontière. Je suis tombé dans le piège », a répliqué l'accusé.
Une nouvelle audience du procès a été fixée mardi au 10 mars prochain, pour recueillir notamment le témoignage de la secrétaire de M. Samaha et de son chauffeur, « pour information uniquement », comme précisé par l'avocat de défense de M. Samaha.

Le procès de l'ancien ministre, Michel Samaha, a repris hier devant la Cour de cassation militaire, quelques jours après le malaise dont il avait souffert lors de la dernière audience qui avait été aussitôt reportée.Devant le siège du tribunal militaire, une voiture médicale équipée était postée, prête à transporter M. Samaha en cas de nouveau malaise.Le juge Charbel Abou Samara, représentant le procureur, a demandé à l'accusé de citer les régions et les individus que devaient viser les attentats projetés.Michel Samaha a été libéré sous caution le 14 janvier dernier par la Cour de cassation militaire après avoir purgé une peine de 4 ans et demi de prison (trois ans et demi de facto), pour avoir transporté des explosifs qui lui avaient été remis en Syrie, en vue de perpétrer des attentats au Liban, en 2012....
commentaires (4)

Une parodie de justice...

Pierre Hadjigeorgiou

11 h 51, le 24 février 2016

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Commentaires (4)

  • Une parodie de justice...

    Pierre Hadjigeorgiou

    11 h 51, le 24 février 2016

  • DU N,IMPORTE QUOI... COMMENT PERDENT-ILS LES JUGES LEUR TEMPS A ENTENDRE DE PAREILLES BOURDES ? DE TRANSPORTEUR DESTRUCTEUR IL LEUR JOUE LE ROLE DE SAUVEUR...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 37, le 24 février 2016

  • mobiliser une voiture medicale pour ce criminel alors que d'honnetes citoyens en auraient besoin est vraiment deplacé. que sa famille le porte sur un brancard

    George Khoury

    09 h 24, le 24 février 2016

  • du n'importe quoi !! tu es tombe dans piege? mais c'est normal les agents secrets ou double ou triple sont la pour ca C'EST TOI EST TOMBER DANS LE PIEGE !!

    Bery tus

    02 h 17, le 24 février 2016

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