Rechercher
Rechercher

Liban

Raï dénonce les prises de position « qui nuisent à la souveraineté d’États amis »

Le patriarche maronite, célébrant l'office, hier (photo Ani).

Le patriarche maronite Béchara Raï a rappelé hier, dans son homélie dominicale, le rôle essentiel de la justice dans la vie nationale, et dénoncé l'apparente impunité qui entoure certains crimes, comme celui de l'assassinat de Marcelino Zamata à Achrafieh, mardi soir, et celui de Georges Rif, l'été dernier, à Gemmayzé. Le chef de l'Église maronite a déploré en particulier « le caractère routinier » du procès engagé contre ce dernier, comme si les preuves de son crime sauvage, filmé en direct par des caméras de surveillance, devaient encore être établies.
Dans une référence directe au catéchisme de l'Église catholique (n° 2266), le patriarche a évoqué le droit de l'autorité publique d'appliquer la peine de mort.
« Les citoyens sentent désormais que l'État ne les protège plus, et les assassins croient que le champ pour eux est libre, qu'ils peuvent tuer quand bon leur semble, tant que la dissuasion est absente et qu'une couverture politique leur est assurée », a-t-il observé.
« En tout état de cause, l'État a le devoir de protéger les citoyens des assassins et des criminels qui circulent librement. C'est à cette fin que les lois lui reconnaissent le droit d'appliquer la peine capitale », a assuré le patriarche, citant à ce sujet l'article 2266 du catéchisme de l'Église catholique.
Cet article précise : « Préserver le bien commun de la société exige la mise hors d'état de nuire de l'agresseur. À ce titre, l'enseignement traditionnel de l'Église a reconnu le bien-fondé du droit et du devoir de l'autorité publique légitime de sévir par des peines proportionnées à la gravité du délit, sans exclure, dans des cas d'une extrême gravité, la peine de mort. »

Absence de l'allégeance à l'État
Sur un autre plan, le patriarche a dénoncé « l'hémorragie dont le Liban souffre sur le plan national, du fait de l'absence de l'allégeance à la patrie, et du fait que l'on octroie la priorité à des intérêts privés, partisans ou confessionnels sur le bien public ».
Dans une allusion claire au dossier des relations entre le Liban et l'Arabie saoudite, le patriarche a dénoncé « le laxisme constitutionnel » dû à l'absence d'un président de la République, et « l'extension de l'anarchie et de conduites et prises de position qui nuisent à la souveraineté de l'État et à celle d'autres États, en particulier des États amis ». Et le patriarche de conclure en réclamant « l'amendement » des relations entre le Liban et « les États amis dans notre environnement arabe ».

Le patriarche maronite Béchara Raï a rappelé hier, dans son homélie dominicale, le rôle essentiel de la justice dans la vie nationale, et dénoncé l'apparente impunité qui entoure certains crimes, comme celui de l'assassinat de Marcelino Zamata à Achrafieh, mardi soir, et celui de Georges Rif, l'été dernier, à Gemmayzé. Le chef de l'Église maronite a déploré en particulier « le caractère routinier » du procès engagé contre ce dernier, comme si les preuves de son crime sauvage, filmé en direct par des caméras de surveillance, devaient encore être établies.Dans une référence directe au catéchisme de l'Église catholique (n° 2266), le patriarche a évoqué le droit de l'autorité publique d'appliquer la peine de mort.« Les citoyens sentent désormais que l'État ne les protège plus, et les assassins croient...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut