Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, et le chef des Marada, Sleiman Frangié, à Bnechii. Photo Ani
Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a estimé hier que « le Liban ne peut plus fonctionner sans chef de l'État ». S'il s'est dit « optimiste pour l'avenir du pays », il s'est aussi dit réaliste, soucieux de ne pas donner de faux espoirs. « Pour être réaliste, 35 séances électorales se sont déroulées sans résultat », a-t-il ainsi observé.
C'est à l'issue d'une rencontre avec le chef des Marada, Sleiman Frangié, à la résidence de ce dernier, à Bnechii, que M. Pharaon s'est ainsi prononcé. La rencontre se situait dans le cadre d'une « tournée » qu'effectue le ministre auprès de personnalités, comme il l'a expliqué à la presse.
« Notre visite à Sleiman Frangié, qui est aujourd'hui candidat à la fonction la plus importante du pays, mais aussi à la fonction chrétienne la plus importante, vise à examiner les dangers auxquels le pays fait face à l'ombre du vide présidentiel », a-t-il souligné. Les deux personnalités ont également abordé certains dossiers constitutionnels, liés au pacte national, ainsi que les développements dans le pays. Pour l'occasion, M. Pharaon n'a pas manqué de saluer « le sens élevé de la responsabilité » de M. Frangié.
À la question de l'impact du retour au Liban de Saad Hariri sur la réactivation du Parlement, Michel Pharaon a répondu que l'absence de l'ancien Premier ministre, Saad Hariri, « provoquait un vide sur la scène politique locale ». Il a espéré que ce dernier « participera à la relance de la vie politique ».


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14 h 29, le 20 février 2016