Rechercher
Rechercher

Campus - Formation

(Ré)apprendre le bijou sous toutes ses facettes

Dans le cadre des formations grand public, spécialisées dans le domaine artistique, le Centre de formation permanente de l'Université antonine (UA) a organisé, les 4, 5 et 6 février, une formation sur l'art du bijou, à l'hôtel Smallville, en collaboration avec les maisons de joaillerie Antoine Hakim et Sélim Mouzannar.

Lors de l’atelier d’application.

Amateurs et professionnels de tout bord ont bénéficié de trois jours d'initiation à l'art du bijou, lors d'une formation qui l'a abordé sous différents angles. « On a organisé cette formation vu le besoin sur le marché. C'est un secteur florissant auquel on ne donne pas assez d'importance », explique le Dr Jenny Mouchantaf, directrice du Centre de formation permanente.
En effet, cette formation se distingue de celles, académiques, existantes dans le pays, puisqu'elle est « courte, efficace et professionnelle », continue-t-elle. Pour Sandy Saad, consultante d'art du centre, qui a contribué à l'élaboration du programme, « c'est une occasion unique de faire une formation accessible, de rencontrer des professionnels de l'art du bijou et des créateurs libanais ». D'ailleurs, pour prodiguer la formation, les organisateurs ont convié de grands noms, telle Claire de Truchis-Lauriston, gemmologue experte chez Sotheby's – France. « Avec plus de vingt ans d'expertise, ce qui est intéressant, c'est que non seulement elle maîtrise la partie théorique, mais elle travaille aussi quotidiennement avec les pierres et les bijoux. Donc elle apporte l'aspect théorique et l'aspect création, en plus de l'aspect vente. C'est une formation à trois dimensions, assez complète », affirme Mme Mouchantaf.
Ainsi, les participants, notamment des designers professionnels, ont profité de la formation pour élaborer de nouvelles idées de création. C'est le cas de la créatrice Paula K. Naaman qui travaille, pour le moment, sur une ligne de bijou. « C'est une très belle opportunité, parce que j'ai voulu me rafraîchir et replonger dans le milieu de la bijouterie », souligne-t-elle. De même, a participé à la formation Henry Dakkak Jr, créateur de meubles et d'objets, qui est sur le point de lancer sa ligne de bijoux. « Je n'ai pas une très bonne connaissance en pierres précieuses, j'ai voulu approfondir tout cela. J'ai découvert d'ailleurs des nouvelles pierres que je vais rechercher », confie-t-il. Cette formation a regroupé, également, des amateurs qui ont envie d'effectuer une petite formation sans voyager, des collectionneurs qui souhaitent apprendre plus sur les bijoux ou même des jeunes étudiants, telle Sylvie Bassim. Terminant sa dernière année à l'école, celle-ci compte se spécialiser dans le domaine des bijoux. « Je voulais être sûre de moi. Et la formation m'a donné encore plus envie de faire ce métier-là. J'ai beaucoup appris, je ne m'attendais pas à ça ! », lance-t-elle.

Double immersion
En fait, bien que ce soit une initiation, le programme a été conçu d'une façon à donner un aperçu général du bijou, qui englobe la gemmologie, la conception, la création et la production. Assez varié, il a ainsi couvert le volet théorique qui a été complété surtout par la pratique, à travers des ateliers et des visites. « Une formation, c'est quelque chose d'extraordinaire, parce qu'on a toutes les informations basiques, d'une façon directe, sans filtre. Il y a beaucoup d'interaction », continue Paula K. Ainsi, lors de la première journée, les participants ont pu découvrir des pierres précieuses, le diamant, le rubis, le saphir et l'émeraude. Ils ont visité aussi le musée privé de M. Robert Mouawad, méconnu par le grand public, qui abrite des bijoux antiques, ainsi que l'atelier de production de Sélim Mouzannar et ses boutiques. Ils ont ainsi observé le processus de création du bijou, discuté avec les artisans, découvert les styles ou les techniques.
Le lendemain, a été abordé le sujet des pierres fines et ornementales. Il a été complété par la visite de la maison Hakim et de sa collection familiale privée. Le dernier jour, a été introduite l'histoire du bijou à travers les époques, depuis le Moyen Âge jusqu'à la joaillerie contemporaine, ainsi que ses principaux créateurs. Les participants ont également appris, avec Claire de Truchis-Lauriston, à expertiser un bijou, l'observant de près à travers la loupe, repérant les inclusions ou reconnaissant les fausses pierres des vraies. Enfin, le programme a été clôturé avec la visite du musée MIM, au cours de laquelle son fondateur, Sélim Eddé, a expliqué les différentes sortes de minéraux.
À l'issue de la formation, l'Université antonine a délivré aux participants une attestation de participation qui pourrait être validée comme crédit pour ses étudiants, alors qu'elle pourrait, pour les autres, ouvrir des portes. « La formation rentre dans notre mission du développement de l'apprentissage tout au long de la vie qui consiste à parfaire son apprentissage ou à s'initier à un nouveau monde », estime Mme Mouchantaf. Vu l'énorme demande dans le domaine, cette directrice compte organiser, ultérieurement, la même formation, ainsi qu'une suite avec un programme de second niveau.

En partenariat avec :

Amateurs et professionnels de tout bord ont bénéficié de trois jours d'initiation à l'art du bijou, lors d'une formation qui l'a abordé sous différents angles. « On a organisé cette formation vu le besoin sur le marché. C'est un secteur florissant auquel on ne donne pas assez d'importance », explique le Dr Jenny Mouchantaf, directrice du Centre de formation permanente.En effet, cette formation se distingue de celles, académiques, existantes dans le pays, puisqu'elle est « courte, efficace et professionnelle », continue-t-elle. Pour Sandy Saad, consultante d'art du centre, qui a contribué à l'élaboration du programme, « c'est une occasion unique de faire une formation accessible, de rencontrer des professionnels de l'art du bijou et des créateurs libanais ». D'ailleurs, pour prodiguer la formation, les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut