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Campus

Comment rapprocher l’université du monde économique

Symposium

Dans le cadre du cycle de conférences sur le lien universités-entreprises, lancé à l'initiative de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), la faculté des sciences, section 2, de l'Université libanaise (FS2) organise le mardi 23 février, sur son campus à Fanar, un symposium intitulé « Les défis des stages master en entreprise : de l'innovation au développement ».

19/02/2016

C'est un symposium pour «rapprocher le monde des entrepreneurs de celui des universitaires afin d'innover, de créer de nouveaux emplois et de redresser l'économie », précise le professeur Chawki Saliba, directeur de la FS2. Le congrès, qui ouvrira l'édition 2016 du Forum de l'emploi organisé par la FS2 les 23 et 24 février, se tiendra de 9h à 14h. Il réunira trois acteurs principaux: des entrepreneurs en provenance de plus de cinquante entreprises dans différents domaines d'activités dont l'informatique, l'assurance, le secteur bancaire, les industries agroalimentaire, pharmaceutique et chimique, des représentants universitaires de l'UL et de quatre universités privées, et des étudiants. Nombre de figures publiques et académiques seront également présentes, dont le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, le ministre de l'Économie et du Commerce, le recteur de l'UL, le doyen de la faculté des sciences de l'UL, le directeur du bureau Moyen-Orient de l'AUF, le président du Rassemblement de dirigeants et chefs d'entreprises libanais et le président de l'Association des industriels libanais.

Des solutions « ensemble »
«La nouveauté qu'apportera ce congrès réside dans la proposition de solutions aux problèmes qui y seront évoqués. Cette tâche sera accomplie à la fois par les entrepreneurs et les universitaires grâce aux échanges qu'ils établiront ensemble », explique le professeur Saliba. Lors de la première session, les interventions porteront sur les exigences et les préoccupations du secteur entrepreneurial face aux stages master. Plusieurs problématiques seront évoquées, dont le contexte géopolitique du Liban, qui va à l'encontre de l'innovation et de l'investissement, le secret professionnel auquel s'attachent les entreprises, l'impact de la crise de confiance mutuelle sur les stages master, ainsi que l'implication des entrepreneurs dans les formations de master afin de les professionnaliser davantage.
Cette séance comportera aussi le témoignage d'une collaboration réussie entre une société informatique et le master Web, formation offerte par la FS2. « Beaucoup d'entrepreneurs résistent encore à l'innovation. Les sociétés informatiques sont les plus innovantes », estime le directeur de la FS2. Et d'ajouter : « Les sociétés multinationales invitées telles Ever, Murex et Valoores recrutent des jeunes Libanais fraîchement diplômés et exportent leur savoir-faire dans le monde entier. C'est cette pratique que la FS2 compte diffuser, le mardi, parmi les autres entrepreneurs. »

Changer les mentalités
La deuxième session portera sur le transfert de l'innovation à travers les stages professionnels. « Un stage master doit forcément résoudre une problématique existante que l'entreprise n'a pas le temps, l'argent ou le savoir-faire pour dénouer. Les stagiaires sont censés innover et relancer l'entreprise. Malheureusement, un grand nombre d'entrepreneurs ne leur en donnent pas l'occasion », confie le professeur Saliba. Les intervenants évoqueront alors le rôle d'un stage master dans une entreprise ainsi que des problématiques liées à la culture et à la mentalité qui font face au développement et à l'innovation. Ils proposeront également des outils pour le transfert de l'innovation dans les deux sens. Cette séance comportera le témoignage d'une société qui a adapté une stratégie d'innovation réussie.
Le directeur de la FS2 poursuit : « Il faut que les secteurs académique et industriel s'entraident pour changer la mentalité libanaise. Les Libanais préfèrent consommer les produits importés. Notre devoir commun est de convaincre les clients et les consommateurs de la qualité des produits locaux en étant innovant, professionnel et performant. Une seule main ne peut pas applaudir. Un engagement commun de la part des universités et des entreprises est requis pour innover », assure le professeur Saliba. Et de conclure : « Ce lien que la FS2 vise à établir lors de la rencontre entre les entrepreneurs et les universitaires mardi prochain représente une bouée de sauvetage et pour les diplômés et pour l'économie. »

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