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Liban - Bkerké

De Freige : « Un amendement constitutionnel sous la pression mènerait au chaos »

Mgr Raï, hier, en présence du ministre Nabil de Freige. Photo Ani

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a reçu hier à Bkerké le ministre d'État pour la Réforme administrative, Nabil de Freige, qui a estimé que « du moment qu'il n'y a plus que deux candidats, qu'est-ce qui empêche de se rendre au Parlement pour élire un président, comme l'a dit Saad Hariri ? » « L'on félicitera le vainqueur, quel qu'il soit », a-t-il noté.
Pour M. de Freige, le problème, c'est que le Hezbollah, et avec lui le Courant patriotique libre, ne veulent pas d'une élection présidentielle actuellement au Liban « Le Hezbollah veut un président pour la prochaine République, projet qui représente un danger pour la Constitution libanaise et l'accord de Taëf, à l'ombre du climat de tension régionale. S'il y a un amendement constitutionnel, à Dieu ne plaise, sous la pression, cela ne peut que produire encore plus de chaos. L'amendement constitutionnel, s'il doit se produire, comme ils le disent, sous le slogan de l'Assemblée constituante, doit être réalisé en temps de paix, pas de crispation, d'où la nécessité d'élire un président de la République », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a appelé, à l'issue de son entretien avec le prélat maronite, « les députés de la nation à assister aux séances électorales en vertu des usages démocratiques, tant qu'il y a trois candidats, et choisir, sous le sceau du secret, à la Chambre, le candidat qui mérite, selon eux, d'accéder la présidence ».
« Le vide présidentiel pèse de tout son poids sur l'ensemble de l'État. L'action des institutions ne pourra recouvrer sa rectitude qu'avec un nouveau président. Nous souhaitons que la conscience de tous les députés se réveille et qu'ils libèrent la présidence des chaînes dans lesquelles elle est prisonnière », a-t-il indiqué, avant de plaider à son tour pour le respect de la parité islamo-chrétienne au sein de la fonction publique.
Quant au chef de la diplomatie, Gebran Bassil, il a mis en exergue la nécessité de « respecter le Pacte national » et la « politique du consensus », au terme de son entretien avec Mgr Raï. « Lorsqu'un déséquilibre se produit à la présidence de la République, cela se répercute à tous les niveaux. Que nul ne s'imagine que si l'on porte atteinte à la représentation communautaire au niveau de la présidence, il n'en sera pas de même à la Chambre des députés, au gouvernement ou au sein de l'administration. Une main portée sur la présidence de la République n'hésitera pas à se porter ensuite sur l'administration », a indiqué M. Bassil. « Lorsque l'on méprise, avec autant de légèreté, et que l'on brise la volonté chrétienne, cela se produira à d'autres niveaux. Au contraire, rectifier et respecter le vivre-ensemble et la politique du consensus à un niveau bien déterminé, se répercute à tous les niveaux. La crise est interconnectée et aucun dossier ne peut être séparé de l'autre », a-t-il poursuivi.
Selon lui, il faut donc « mêler Constitution et Pacte ». « La Constitution nous donne raison sur le fait que le quorum des deux tiers (pour l'élection présidentielle) est une garantie de respect du Pacte et de la volonté générale. Cette idée s'est exprimée chez la grande majorité des chrétiens. Il faut traduire cette idée au niveau de la présidence, sinon elle ne pourra pas se traduire ailleurs, ni au Parlement ni au gouvernement. Le même principe doit être appliqué à tous, à tous les niveaux de l'État. C'est ainsi que l'égalité sera respectée et que nous vivrons à l'ombre de la Constitution et du Pacte, au sein de l'État, partagé d'une manière paritaire », a-t-il noté.

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a reçu hier à Bkerké le ministre d'État pour la Réforme administrative, Nabil de Freige, qui a estimé que « du moment qu'il n'y a plus que deux candidats, qu'est-ce qui empêche de se rendre au Parlement pour élire un président, comme l'a dit Saad Hariri ? » « L'on félicitera le vainqueur, quel qu'il soit », a-t-il noté.Pour M. de Freige, le problème, c'est que le Hezbollah, et avec lui le Courant patriotique libre, ne veulent pas d'une élection présidentielle actuellement au Liban « Le Hezbollah veut un président pour la prochaine République, projet qui représente un danger pour la Constitution libanaise et l'accord de Taëf, à l'ombre du climat de tension régionale. S'il y a un amendement constitutionnel, à Dieu ne plaise, sous la pression, cela ne peut que...
commentaires (6)

Si jamais il y a Partition, il est évident que du côté chrétien c'est bien le Hakîm et Samîr, DOCTEUR Geagea, raflera touuute la miiise ! Yâ äâdrâââh !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

15 h 02, le 18 février 2016

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Commentaires (6)

  • Si jamais il y a Partition, il est évident que du côté chrétien c'est bien le Hakîm et Samîr, DOCTEUR Geagea, raflera touuute la miiise ! Yâ äâdrâââh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 02, le 18 février 2016

  • IL Y AURAIT UN AVANTAGE CERTAIN A ADOPTER UNE LOI DE CANTONNISATION . Chaque partie aura son propre président, chez les chiites on sait qui le sera à 80% . Chez les autres faudra attendre assez longtemps pour savoir qui pourrait l'être .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 42, le 18 février 2016

  • Dommage qu'il n'y ait plus de "Haut-commissaire Hanoûne" et Français, comme au bon vieux temps Sain et Civilisé du Mandat ! Une Terre, trop belle pour des irrémédiables Indigènes.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 30, le 18 février 2016

  • MONSIEUR -DE- : LISEZ MA REACTION DANS L,ARTICLE QUI SUIT !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 07, le 18 février 2016

  • Selon Bassil, il faut donc « mêler Constitution et Pacte ». « La Constitution nous donne raison sur le fait que le quorum des deux tiers (pour l'élection présidentielle) est une garantie de respect du Pacte et de la volonté générale. LA DEMOCRATIE DES 2/3 POUR ASSURER LE QUORUM C'EST LA DICTATURE DU TIERS DE BLOCAGE.ELLE NE PEUT GARANTIR LE PACTE QUI EST GARANTI PAR LA CONSTITUION SOUS LE TERME DE LA PARITE. JUSTIFIER/LEGITIMER LES 2/3 C'EST CONDAMNER LA DEMOCRATIE FONDEE SUR LE PRINCIPE DE LA MAJORITE ABSOLUE DES 5O+1, ET LA REMPLACER PAR LA DICTATURE DE LA MINORITE DES 25+1. CETTE MINORITEE GARANTIT AUJOURD'HUI PLUTOT QUE LA VOLONTE GENERALE LA VOLONTE DU GENERAL ET LE BON VOULOIR DES SES PROTECTEURS ARMEES. LA STUPIDITEE CONSISTE DONC A VOULOIR S'ACCROCHER A CETTE HERESIE PSEUDO DEMOCRATIQUE DU QUORUM DES 2/3 QUI DOIT S'APPLIQKUER STRICTEMENT QUAND IL S'AGIT D'AMENDER LA CONSTITUTIONS. C'EST POURQUOI SA GENERALISATION ABUSIVE ET SON EMPLOI INTEMPESTIF VONT ASSASSINER LA DEMOCRATIE LIBANAISE.CHOSE QUE LA MILICE DE DIEU APPELLE ARDEMMENT DE SES VOEUX,POUR ETABLIR SUR SES RUINES LA FAKIHOCRATIE GENERALE DE SES DIVINS MOLLAHS ARMEES.

    Henrik Yowakim

    03 h 25, le 18 février 2016

  • De Freige :L'amendement constitutionnel, s'il doit se produire, comme ils le disent, sous le slogan de l'Assemblée constituante, doit être réalisé en temps de paix, pas de crispation, d'où la nécessité d'élire un président de la République » L'ASSEMBLEE CONSTITUANTE DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE ARRIVERA INELUCTABLEMENT.TOUT EST UNE QUESTION DE TEMPS.ELLE ES DEJA EN MARCHE ET S'EST INSTALLEE DANS LA PRATIQUE.ET BIENTOT APRES LA TRIPARTITION chiites/sunnites/chretiens VOULUE PAR LA MILICE DE DIEU,VIENDRA LA MONOPARTITOCRATIE DU PARTI DE DIEU. SEUL LE SYSTEME FEDERAL EN METTANT DES FREINS TERRITORIAUX POURRA BLOQUER LES AMMBITIONS FAKIHISTES DE LA MILICE DE DIEU

    Henrik Yowakim

    02 h 59, le 18 février 2016

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