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Liban - Réfugiés Palestiniens

Une cellule de crise menace d’une escalade si l’Unrwa ne revient pas sur sa politique d’austérité

La cellule de crise issue de la direction politique des factions et des forces nationales et islamiques palestiniennes a affirmé mercredi qu'elle recourra à l'escalade si l'Unrwa ne revenait pas sur sa décision concernant sa nouvelle politique d'austérité adoptée depuis le début de l'année en matière de couverture hospitalière.
Jusqu'à la fin de 2015, l'Unrwa (Agence des Nations unies pour le secours aux réfugiés palestiniens) couvrait la totalité du coût des prestations dans ses vingt-sept dispensaires répartis sur l'ensemble du territoire libanais, ainsi que la totalité des frais d'hospitalisation, en général, notamment les maladies chroniques. Elle couvrait aussi 50 % des frais d'hospitalisation lourde, comme certaines chirurgies. Depuis le début de 2016, en raison de la baisse des contributions internationales, l'agence onusienne a adopté une nouvelle politique d'austérité. Elle continue à couvrir la totalité des soins prodigués dans ses dispensaires, adoptant toutefois trois barèmes concernant les frais d'hospitalisation, en général. Désormais, elle couvre 95 % des frais d'hospitalisation dans les établissements gérés par le Croissant-Rouge palestinien, 85 % des frais d'hospitalisation dans les hôpitaux gouvernementaux libanais et 80 % des frais d'hospitalisation dans les établissements privés.
Une manifestation a été organisée hier devant le siège de l'Unrwa à Beyrouth, à laquelle ont pris part des Palestiniens venus des différents camps ainsi que des réfugiés palestiniens venus de Syrie. Dans un communiqué, les protestataires ont appelé « le gouvernement libanais à assumer ses responsabilités en exerçant une pression sur la direction de l'Unrwa afin que l'agence respecte ses engagements envers les réfugiés palestiniens du Liban ». Le texte a mis l'accent sur le fait qu'au lieu de tenir leurs promesses, les pays donateurs coupent leurs budgets, acceptant le concept « de l'implantation et de la patrie de substitution ».
Les membres de la cellule de crise ont en outre appelé la direction de l'Unrwa au Liban à revenir sur sa décision.
Par ailleurs, la famille palestinienne Aouad, formée de six personnes, a observé hier un sit-in dans un dispensaire relevant de l'Unrwa à Nahr el-Bared, en guise de protestation contre « l'atermoiement » observé par l'agence onusienne concernant sa requête. La famille avait présenté, il y a six mois, une demande pour qu'elle soit transférée dans les baraquements du camp, parce qu'elle n'est plus en mesure de payer les loyers. Peu de temps plus tard, la famille Aouad a été rejointe par plus de dix familles venues la soutenir. Les protestataires ont menacé de ne quitter les lieux que si leurs revendications étaient satisfaites.

La cellule de crise issue de la direction politique des factions et des forces nationales et islamiques palestiniennes a affirmé mercredi qu'elle recourra à l'escalade si l'Unrwa ne revenait pas sur sa décision concernant sa nouvelle politique d'austérité adoptée depuis le début de l'année en matière de couverture hospitalière.Jusqu'à la fin de 2015, l'Unrwa (Agence des Nations unies pour le secours aux réfugiés palestiniens) couvrait la totalité du coût des prestations dans ses vingt-sept dispensaires répartis sur l'ensemble du territoire libanais, ainsi que la totalité des frais d'hospitalisation, en général, notamment les maladies chroniques. Elle couvrait aussi 50 % des frais d'hospitalisation lourde, comme certaines chirurgies. Depuis le début de 2016, en raison de la baisse des contributions internationales,...
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