Pour Airbus, qui vient de signer un accord pour la vente de 118 avions de ligne d’une valeur de 27 milliards de dollars à l’Iran, l’enjeu des financements est crucial. Pascal Rossignol/Reuters
Un responsable d'Airbus a pressé hier les banques européennes de surmonter leurs réticences à financer des exportations vers l'Iran par crainte de sanctions américaines, après la levée des sanctions internationales. Malgré l'appel d'un ministre iranien, qui les a invités à revenir dans le pays, les établissements français restent échaudés par l'amende record de neuf milliards de dollars infligée en 2014 par la justice américaine à BNP Paribas pour des violations d'embargo imposé à Téhéran.
Pour Airbus, qui vient de signer un accord pour la vente de 118 avions de ligne d'une valeur de 27 milliards de dollars à l'Iran, l'enjeu des financements est crucial. Nigel Taylor, responsable des financements chez Airbus, a souligné que les gouvernements européens et leurs agences d'assurance-crédit à l'exportation étaient positifs sur une reprise des échanges commerciaux avec l'Iran. La directrice générale de la Fédération bancaire française, Marie-Anne Barbat-Layani, a fait valoir en retour que l'évolution du cadre juridique américain n'était pas encore assez claire.
(Source : Reuters)

