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Économie

Conseil européen : le Brexit au premier plan

David Cameron s'est mis dans une position difficile, sinon impossible. Pour s'assurer la loyauté des Tories aux élections de 2015, il a promis d'organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Il est même allé plus loin en affirmant que si l'UE ne changeait pas ses règles actuelles, il ferait campagne pour le Brexit. Il n'y a pas beaucoup d'appétit dans les capitales européennes pour conduire des réformes radicales vu la complexité du sujet et l'absence de bénéfices politiques à en retirer. Pour autant, les dirigeants européens ne veulent pas jouer avec le feu et sont prêts à donner à Cameron le beau rôle en montrant que ses demandes ont été entendues et prises en compte (jusqu'à un certain point). Elles sont au nombre de quatre : garantir la non-discrimination envers les pays hors-UEM, réduire le nombre de réglementations européennes, abandonner l'objectif d'une « ever closer union », et autoriser la suppression des allocations sociales pour les immigrés récents. Seule cette dernière pose un problème de fond, aux pays de l'Est notamment. Il faut trouver un équilibre délicat entre les demandes britanniques et les concessions européennes. Le sommet de jeudi-vendredi est censé finaliser le projet d'accord du président Tusk. Mais les discussions pourraient traîner. Quoi qu'il en soit, il n'est pas certain que l'opinion publique britannique soit sensible à ces marchandages. Les sondages sont toujours aussi divisés sur l'issue du référendum.

Cet article est réalisé par Fidus

David Cameron s'est mis dans une position difficile, sinon impossible. Pour s'assurer la loyauté des Tories aux élections de 2015, il a promis d'organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Il est même allé plus loin en affirmant que si l'UE ne changeait pas ses règles actuelles, il ferait campagne pour le Brexit. Il n'y a pas beaucoup d'appétit dans les capitales européennes pour conduire des réformes radicales vu la complexité du sujet et l'absence de bénéfices politiques à en retirer. Pour autant, les dirigeants européens ne veulent pas jouer avec le feu et sont prêts à donner à Cameron le beau rôle en montrant que ses demandes ont été entendues et prises en compte (jusqu'à un certain point). Elles sont au nombre de quatre : garantir la non-discrimination envers les pays...
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