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Liban

Défilé de personnalités chez Raï pour réclamer « une tête à l’État »

Mgr Raï en compagnie du ministre de la Culture, Rony Araïji... Photos Ani

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, s'est entretenu hier à Bkerké avec le ministre de la Culture, Rony Araïji. L'entretien « a porté sur les principaux dossiers d'actualité, notamment la relance de l'action du gouvernement, ainsi que la controverse concernant les fonctionnaires chrétiens dans les administrations publiques », selon le ministre.
« Cette question doit être approchée avec beaucoup de sagesse et d'esprit national, avec la préservation de la participation effective de toutes les composantes nationales à la hiérarchie de l'État », a indiqué M. Araïji, précisant qu'il avait également été question de « l'affaire de la vallée de la Qadicha et des décisions exécutives attendues après la conférence qui a eu lieu à Bkerké et qui a jeté les bases de l'administration de la vallée ».
Avec le député Ibrahim Kanaan et le responsable du département de la communication au sein des Forces libanaises, Melhem Riachi, qui ont également été reçus par le patriarche, l'entretien a porté sur les contacts entrepris au lendemain de la rencontre de Meerab.
« Après les aspects positifs dont nous avons été témoins sur les plans chrétien et national, au lendemain de cette rencontre et de l'accord qui en a découlé, nous avons mis l'accent, avec Sa Béatitude, sur la nécessité de s'en remettre à l'opinion des gens », a indiqué M. Kanaan à l'issue de la rencontre.
« La démocratie a des usages qui commencent chez soi, à la maison. Nous constitutions la maison chrétienne et nous voulons poursuivre cette entente, mais également dire à notre partenaire national que nous sommes prêts à nous entendre avec lui. L'accord doit prendre en considération cette volonté chrétienne qui dit qu'elle veut l'unité du Liban et la Constitution. Nous voulons développer cette relation et cette pratique démocratique dans le pays », a-t-il poursuivi.
Et d'ajouter : « Sur cette base, la séance était bonne et nous avons promis de poursuivre les contacts pour voir comment nous pourrons, au cours des prochains jours, faire un pas décisif pour sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvons, et incarner cette volonté chrétienne et nationale que nous voulons plurielle et pas éparse. »
Mgr Raï a ensuite accordé audience au ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab, qui a prôné, comme solution à la crise présidentielle, une « entente sur le président fort qui représente les chrétiens, faute de quoi nous resterons face aux mêmes problèmes ».
« Il y a tous les jours des plaintes dans les ministères et ailleurs, elles ne pourront être réglées que lorsque l'État disposera d'une tête représentative et forte, pouvant rassembler les chrétiens puis les Libanais. (...) Nous savons tous que le général Aoun, avec tout ce qu'il représente, et compte tenu de ceux qui ont proposé sa candidature, dispose de la représentation la plus importante au sein de la rue chrétienne. Partant, si le général Aoun accède à la présidence, nous pourrons dire que tout le monde sera à ses côtés. Si nous pouvons convaincre tout le monde de former un seul rang, il n'y aura plus aucune crainte pour la présence chrétienne », a ajouté M. Bou Saab.
Le prélat maronite a enfin reçu le vice-président du Conseil et ministre de la Défense, Samir Mokbel, avec qui il a évoqué la situation locale et régionale, ainsi que la question de l'élection présidentielle et la situation de l'institution militaire. « La troupe va très bien, elle fait preuve de cohésion et défend la frontière et chaque citoyen. Elle est très bien équipée et il n'y a aucune crainte pour elle », a souligné M. Mokbel à l'issue de l'entretien.
Le ministre de la Défense a réclamé à son tour l'élection d'un président de la République parce que « le pays ne pas rester sans tête ». « Si cela continue, nous ne savons pas où la situation peut nous mener », a-t-il lancé sur le ton de la mise en garde, soulignant la nécessité de préserver surtout l'institution militaire et le secteur bancaire « pour que le Liban puisse faire face aux agressions de l'intérieur et de l'extérieur ».

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, s'est entretenu hier à Bkerké avec le ministre de la Culture, Rony Araïji. L'entretien « a porté sur les principaux dossiers d'actualité, notamment la relance de l'action du gouvernement, ainsi que la controverse concernant les fonctionnaires chrétiens dans les administrations publiques », selon le ministre.« Cette question doit être approchée avec beaucoup de sagesse et d'esprit national, avec la préservation de la participation effective de toutes les composantes nationales à la hiérarchie de l'État », a indiqué M. Araïji, précisant qu'il avait également été question de « l'affaire de la vallée de la Qadicha et des décisions exécutives attendues après la conférence qui a eu lieu à Bkerké et qui a jeté les bases de l'administration de la vallée ».Avec le...
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