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Diplomatie

Moscou pointé du doigt pour avoir « torpillé » les négociations de paix

Les pays donateurs promettent plus de 10 milliards de dollars pour les Syriens.

Plus de dix milliards de dollars ont été promis jeudi lors de la conférence des donateurs à Londres pour aider le peuple syrien. Justin Tallis/AFP

Les pays occidentaux ont réclamé hier l'arrêt des bombardements russes en Syrie en accusant Moscou de « torpiller » les négociations de paix, au moment où les pays donateurs tâchaient à Londres de lever des milliards de dollars pour les victimes du conflit.
« L'offensive brutale lancée par le régime de Bachar avec le soutien de la Russie torpille les négociations », a ainsi lancé dans la capitale britannique le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, alors que, sur le terrain, les forces du régime progressaient à Alep. « La France demande le respect du droit humanitaire international, la levée de tous les sièges qui affament les populations et l'arrêt des bombardements », a-t-il ajouté, soulignant que ce n'était pas « une concession », mais une « condition » à la reprise des négociations qui ont été suspendues mercredi à Genève.
Après avoir été reçu par le roi Salmane d'Arabie saoudite, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a lui aussi déclaré qu'« en raison des escalades militaires par le régime » de Damas, le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura avait été contraint de suspendre les pourparlers de Genève. Sur le même ton, le secrétaire d'État américain John Kerry a lui aussi demandé l'arrêt des raids russes. Au cours d'une discussion « musclée » avec son homologue russe Sergueï Lavrov, il a rappelé à la Russie qu'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu appelait à un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'acheminement de l'aide aux villes assiégées.
Moscou a annoncé de son côté que les deux hommes avaient déploré la suspension des négociations de paix et exprimé l'espoir qu'elle serait « aussi courte que possible ».
Après six jours de discussions avec le régime d'une part, l'opposition de l'autre, l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura avait annoncé mercredi à Genève une « pause » dans ce processus censé enclencher une solution politique au conflit. Le diplomate onusien s'est refusé à parler « d'échec » et a déclaré avoir fixé la date du 25 février pour une reprise des discussions, mais celle-ci semble tout sauf certaine.
La suspension de ces discussions « montre à quel point les divisions sont profondes », a regretté le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, à l'ouverture de la conférence des donateurs dans la capitale britannique. « Les jours qui viennent doivent être utilisés pour revenir à la table des négociations, et non pour sécuriser davantage de gains sur le champ de bataille », a-t-il insisté.

« Journée d'espoir »
Entre-temps, plus de dix milliards de dollars ont été promis hier lors de la conférence de donateurs à Londres pour aider les millions de Syriens épuisés par la guerre et tenter d'endiguer la crise des réfugiés qui menace de déstabiliser les pays d'accueil.
Les pays donateurs ont donc atteint leur objectif : faire mieux que lors de la précédente conférence, organisée en 2015 au Koweït, où seulement 3,3 milliards de dollars avaient été récoltés sur les 8,4 milliards réclamés. Sur les 10 milliards promis, 5,6 milliards de dollars doivent être versés en 2016 et 5,1 d'ici à 2020.
« La conférence d'aujourd'hui a vu la plus grosse somme jamais réunie en un jour en réponse à une crise humanitaire », s'est félicité le Premier ministre britannique David Cameron lors d'une conférence de presse. « Ce qui a été accompli aujourd'hui n'est pas une solution à la crise. Nous avons toujours besoin de voir une transition politique », a dit le chef de l'exécutif britannique.
Réunis au Queen Elizabeth II Conference Centre en plein cœur de la capitale britannique, des dirigeants du monde entier avaient présenté tout au long de la journée leurs promesses de dons pour répondre au drame syrien, alors que, selon l'Onu, la situation humanitaire « a empiré au cours de l'année écoulée ». Soucieux de montrer l'exemple, le gouvernement britannique, l'un des plus gros donateurs avec les États-Unis et l'Allemagne, a promis 1,74 milliard de dollars d'ici à 2020. La chancelière allemande Angela Merkel a promis elle de débloquer 2,3 milliards d'euros d'ici à 2018. « C'est un jour d'espoir », a-t-elle ajouté.
« Quand on voit des personnes réduites à manger de l'herbe et des animaux sauvages pour survivre au jour le jour, cela ne peut que choquer toute personne civilisée. Et nous devons tous apporter une réponse à cela », a déclaré John Kerry, annonçant 890 millions de dollars supplémentaires (pour 2015-2016).
Si cette crise pèse sur les gouvernements des pays européens, elle menace directement la stabilité des pays voisins de la Syrie, à l'instar de la Jordanie, qui accueille 635 000 Syriens. « Nous faisons de notre mieux (...) mais je dois vous dire que nous atteignons nos limites », a déclaré le roi Abdallah de Jordanie.

(Source : AFP)


Les pays occidentaux ont réclamé hier l'arrêt des bombardements russes en Syrie en accusant Moscou de « torpiller » les négociations de paix, au moment où les pays donateurs tâchaient à Londres de lever des milliards de dollars pour les victimes du conflit.
« L'offensive brutale lancée par le régime de Bachar avec le soutien de la Russie torpille les négociations », a...

commentaires (3)

L,ONU A DIT QUE C,EST L,ATTITUDE DU REGIME SYRIEN QUI A TORPILLE LES NEGOCIATIONS... DONC DE L,URSS !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

15 h 14, le 05 février 2016

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Commentaires (3)

  • L,ONU A DIT QUE C,EST L,ATTITUDE DU REGIME SYRIEN QUI A TORPILLE LES NEGOCIATIONS... DONC DE L,URSS !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 14, le 05 février 2016

  • SALETÉ.... de "Moscou" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 10, le 05 février 2016

  • Ah bonnnnnnnnn par qui donc ? On veut des noms prénoms adresse et no de tel svp .......

    FRIK-A-FRAK

    14 h 09, le 05 février 2016