Le procès de l'ancien ministre, Michel Samaha, a été de nouveau reporté hier jusqu'au 18 février, à la demande de l'accusé qui a requis un délai supplémentaire pour présenter un document – des données téléphoniques – qui puissent prouver comment et où la « taupe » Milad Kfoury l'avait piégé.
Michel Samaha avait été condamné le 13 mai 2015 à quatre ans et demi de prison après avoir été reconnu coupable d'avoir transporté des explosifs en vue de perpétrer des attentats au Liban en 2012. À plusieurs reprises lors du procès, il avait affirmé être tombé dans le piège que lui avait tendu M. Kfoury, que l'accusé a qualifié d'« agent et d'incitateur qui lui a tendu un piège ».
Comme l'année judiciaire est de neuf mois et qu'il avait été arrêté en août 2012, M. Samaha a purgé à la fin de 2015 sa peine et a été relaxé en janvier dernier par la cour militaire. Il continue toutefois de comparaître devant la Cour de cassation militaire pour la suite du procès.
Interrogé hier par les juges, l'ancien ministre a précisé que les points de passage qu'il empruntait quand il se rendait en Syrie « étaient illégaux ».
Toujours est-il que l'avocat de M. Samaha devait demander à la cour de lui accorder un temps supplémentaire pour présenter le document en question, ce que le président de la cour, Tony Lattouf, lui a accordé, tout en demandant « pour la dernière fois » à la société de téléphonie mobile Touch de lui remettre les données des communications échangées entre l'accusé et Milad Kfoury.
Par ailleurs, M. Lattouf a jugé « inadmissible » que l'avocat de l'accusé mette en question l'objectivité et la crédibilité de la cour, ce dernier ayant jugé que le délai du report de l'audience est trop court et ayant insinué qu'il a pour but de « précipiter le jugement final ».
Liban - Procès Samaha
Le juge envoie une « dernière requête » à la société de téléphonie mobile
OLJ / le 05 février 2016 à 00h00


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