L'accord entre les deux leaders chrétiens Aoun et Geagea a certainement brouillé toutes les cartes. Beaucoup d'encre coulera dans les jours et les mois qui viennent, et déjà de nombreux articles condamnent ou applaudissent cette bombe politique, dans un pays où l'impossible devient possible, mais souvent par défi. Ici, malheureusement, on retombe dans le piège du système tribal et confessionnel au sein d'une même communauté, au nom du chantage politique face à d'autres religions pour élire ou choisir des hommes d'un autre âge. De grâce, citoyens et responsables libanais, le monde évolue et le pays a besoin d'un sang jeune et dynamique pour assurer son avenir et non de vieux bonzes nerveux, au souffle court. On pourrait peut-être ainsi briser cette routine tribale et confessionnelle qui ne nous lâche pas depuis
l'indépendance.
Antoine SABBAGHA


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
François Mitterrand né en 1916, fut élu président de la République française en 1981, il avait 65 ans et un cancer de la prostate. Il est mort en 1996, un an après son deuxième mandat. Michel Aoun, 83 ans, crève d'impatience pour revenir à Baabda qu'il avait fui en 1990. Les Libanais ont le droit de lui demander un certificat de santé. En cas de refus, il doit retirer sa candidature tout de suite.
18 h 14, le 02 février 2016