M. Bassil, hier, au cours de sa conférence de presse. Photo Dalati et Nohra
Le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil a indirectement répondu au commissaire européen Johannès Hahn en visite au Liban pour préparer la conférence de Londres qui se tient jeudi prochain. Au cours d'une conférence de presse, M. Bassil a estimé que cette conférence est l'occasion pour la communauté internationale de réparer la faute commise à l'égard du Liban en ne prenant pas suffisamment conscience du poids que représentent les réfugiés syriens pour ce pays et en ne lui donnant pas les aides nécessaires pour pouvoir gérer ce problème. Selon M. Bassil, la communauté internationale reconnaît aujourd'hui que le Liban supporte un poids très lourd et que le fait d'accueillir des réfugiés n'est pas simplement une question humanitaire, puisqu'il s'agit aussi d'un problème sécuritaire, économique et social. Il faut donc non seulement aider les réfugiés mais aussi le Liban, en introduisant la question du développement ainsi que le projet visant à ramener les réfugiés chez eux. M. Bassil a ajouté que « les pays européens qui s'empressaient d'ouvrir leurs frontières se hâtent désormais de les fermer et ils comprennent mieux ce qu'endure le Liban, qui, lui, n'a jamais fermé ses frontières devant les réfugiés et n'en a rapatrié aucun ».
Le ministre des Affaires étrangères a aussi annoncé qu'il compte soumettre pendant la conférence de Londres le projet appelé « step » qui consiste dans un premier temps dans le retour des réfugiés dans leur pays. Il s'agit donc d'un plan en trois points : dynamiser l'économie libanaise en soutenant des secteurs de production comme l'agriculture ; créer des emplois pour les Libanais et les Syriens dans les domaines qui leur sont autorisés, comme l'agriculture ou le bâtiment ; et enfin encourager les Syriens à rentrer chez eux à travers la création d'un fonds spécial alimenté par le travail commun des Libanais et des Syriens et qui, au final, permet aux Syriens s'ils le souhaitent de rentrer chez eux et d'y mener une vie décente. M. Bassil a encore précisé qu'il faut établir une distinction entre le réfugié économique et le réfugié sécuritaire. Selon lui, c'est aux autorités libanaises de procéder aux vérifications pour empêcher ceux qui ne méritent pas le titre de réfugiés de nuire aux véritables réfugiés.
Le ministre Bassil a évoqué la question des nominations militaires et l'action du gouvernement. Il a commencé par remercier tous ceux qui ont contribué à aboutir à un accord sur ces nominations, en particulier le président de la Chambre Nabih Berry, qui a déployé de sérieux efforts pour parvenir à ce résultat. Il a aussi remercié le Premier ministre Tammam Salam et les parties politiques qui ont soutenu la position de son camp, ainsi que ceux qui s'y opposaient et qui ont finalement changé d'avis.
Selon M. Bassil, l'action du gouvernement a été relancée sur deux bases, la première est le retour au principe de l'entente et au mécanisme prévu par la Constitution en l'absence d'un président de la République, et la seconde est le fait de placer la question des nominations en tête de l'ordre du jour de la première réunion du gouvernement pour réparer une erreur commise. M. Bassil a ajouté que nous n'avons pas réussi à réparer totalement l'erreur commise, puisque nous avons échoué à nommer un nouveau commandant en chef de l'armée. Mais au moins, nous avons comblé les vacances du conseil militaire. Selon lui, « c'est une grande perte pour le Liban de ne pas avoir nommé un nouveau commandant en chef de l'armée, surtout avec le nom que nous proposions. Mais il est toujours possible de compenser cette perte plus tard à travers les valeureux officiers de notre armée ».
Pour le ministre des Affaires étrangères, la question des nominations a été résolue selon les règles, en se basant sur les compétences. Il a souhaité que la page de la triste expérience des vexations et de l'ostracisme pratiqué contre une composante essentielle du pays et du gouvernement soit définitivement tournée. Il a estimé que les nominations au conseil militaire se sont déroulées selon la loi et la Constitution, loin du principe de partage des parts. Il a enfin affirmé que son camp a réalisé ainsi une partie de ses objectifs et qu'il compte les réaliser tous, dans une étape ultérieure, à travers la nomination d'un nouveau commandant en chef de l'armée et plus tard d'un nouveau commandant en chef des FSI et d'un nouveau directeur de la Sûreté de l'État, ce service étant paralysé depuis 22 mois... « car, a déclaré M. Bassil, on ne peut pas féliciter les services pour le travail accompli dans la lutte contre le terrorisme et en même temps les priver des moyens de mener une action efficace ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
PARFOIS... PAR HASARD.. IL LUI ÉCHAPPE QUELQUES PAROLES LOGIQUES... MAIS APRÈS... OH CET APRÈS... BTIRJA3 HALIMÉ LA 3ADITA IL ADIMÉ !!!
11 h 23, le 30 janvier 2016