Saupoudrée de neige, la vallée de la Békaa vue à partir de Kfarzabad. Il a continué à faire froid, très froid hier, en dépit du repli de la tempête baptisée Thalassa. Si, sur le littoral, on enregistrait un certain répit au niveau des pluies, le verglas a continué de se former sur les routes de montagne tandis qu’un manteau blanc couvrait ses pics et ses flancs. Photo Danièle Khayat
Il a continué à faire froid, très froid hier, en dépit du repli de la tempête. Si, sur le littoral, on enregistrait un certain répit au niveau des pluies, le verglas a continué de se former sur les routes de montagne tandis qu'un manteau blanc couvrait ses pics et ses flancs. C'est que toute la nuit de dimanche à lundi, ainsi qu'à l'aube et dans la matinée d'hier, la neige n'a cessé de tomber, rendant les routes impraticables et isolant les villages.
Toute la journée, des éléments de la Défense civile et de la Croix-Rouge étaient à pied-d'œuvre pour parer à toute urgence due aux conditions climatiques. Heureusement, aucun incident grave n'a été noté, mais des accidents de la route se sont produits, sans toutefois faire de victimes.
Partout où la neige a sévi, les chasse-neige se sont activés. Des engins de dégagement du ministère des Travaux publics et même ceux de la Finul ont poursuivi pendant des heures les opérations de déblayage, notamment dans les régions montagneuses de Dahr el-Baïdar, de Tarchiche (Zahlé), de Chebaa, le mont Hermon, dans la vallée du Hasbani (500 m) et dans les villages du Hermel, ainsi que dans la région de Denniyé où la route principale conduisant à l'hôpital gouvernemental situé à Assoun (1 000 m) a été coupée. Les hauteurs de Jbeil ont connu également des perturbations, ainsi d'ailleurs que celles du Batroun où les routes sont restées bloquées jusqu'à l'après-midi, en raison de la panne d'un chasse-neige appartenant au ministère des Travaux publics.
Dans plusieurs localités, seuls les véhicules 4x4 et les voitures équipées de chaînes étaient autorisés à circuler, mais des automobilistes ayant du mal à se conformer aux règles, même celles touchant à leur propre sécurité, sont restés bloqués dans leur véhicule, d'interminables moments.
Au Akkar, les bourrasques de vent ont amputé de 30 % les récoltes des serres et certaines plantations d'agrumes, provoquant le désarroi des agriculteurs. L'électricité dont avaient été privés les habitants de la région a quant à elle été progressivement restaurée grâce aux efforts de la société Bus en coordination avec Électricité du Liban.
Plus bas, près de la mer, les ports commerciaux et les ports de pêche de Saïda et de Tyr sont restés fermés pour la 2e journée consécutive, en raison d'une mer agitée et de vents violents.
Quant aux écoles, le ministre de l'Éducation nationale, Élias Bou Saab, a laissé cette fois le libre choix aux directeurs des écoles publiques et privées de rouvrir les portes de leurs établissements, leur demandant d'évaluer eux-mêmes les conditions relatives à la sécurité des routes et au chauffage de leurs locaux.
Pour aujourd'hui, les températures resteront basses et le ciel sera partiellement nuageux à nuageux. Les usagers des routes montagneuses devront continuer à faire preuve de prudence, car celles-ci resteront glissantes en raison du gel et du verglas.

