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Économie - Russie

Moscou est prêt à injecter 1,7 milliard de dollars dans l’économie

La Russie connaît l’une de ses pires récessions depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Alexei Nikolsky/Sputnik/Kremlin/Reuters

Le gouvernement russe a mis de côté 135 milliards de roubles (1,70 milliard de dollars), somme destinée à soutenir l'économie réelle dans le cadre d'un projet de plan anticrise, ont déclaré deux hauts responsables à Reuters. Ceux-ci proviendraient de fonds inutilisés du budget 2015. Selon une troisième source, Moscou pourrait également puiser dans une réserve de 340 milliards de roubles (4,27 milliards de dollars), obtenue via le gel des transferts de retraites, pour tenter de désamorcer toute grogne sociale.
Plombée par le plongeon des cours du pétrole, les sanctions occidentales et la chute du rouble, la Russie est écartelée entre le besoin de venir au secours de son économie en contraction et la tentation de préserver des fonds pour être en mesure de résister au jour le jour à l'une des pires récessions du pays depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Le ministère des Finances, qui contrôle le fonds anticrise, souhaiterait ainsi ne pas dépenser la totalité de la somme, a dit l'un des hauts responsables. De même, plusieurs conseillers économiques de Vladimir Poutine disent que la préférence de ce dernier va à la préservation des réserves de change, même si l'économie doit en souffrir.
L'essentiel de l'aide prendra la forme de subventions et de garanties d'État pour mutualiser les risques avec les banques et réduire les coûts de financement. Une décision finale sur les secteurs qui bénéficieront d'une aide, et à quelle hauteur, n'a pas encore été prise, bien que, selon l'une des sources interrogées par Reuters, les secteurs des chemins de fer, des machines agricoles, des biens de consommation courante et de la construction se voient allouer une partie des fonds. L'industrie automobile s'est pour sa part déjà vu promettre un total de 50 milliards sur les 135, a dit l'autre source.
Des pans entiers de l'industrie russe éprouvent des difficultés à obtenir des prêts parce que le secteur bancaire lui-même n'est plus en mesure d'avoir accès à des sources de financement occidentales depuis la mise en place de sanctions à la suite de la crise en Ukraine. Selon le service des statistiques Rosstat, le produit intérieur brut (PIB) de la Russie a reculé de 3,7 % en 2015, alors qu'il avait augmenté de 0,6 % en 2014. Cette évaluation est conforme aux prévisions de Vladimir Poutine et du ministère de l'Économie, qui avaient prévenu qu'une lourde récession était à prévoir en 2015.
(Source : agences)

Le gouvernement russe a mis de côté 135 milliards de roubles (1,70 milliard de dollars), somme destinée à soutenir l'économie réelle dans le cadre d'un projet de plan anticrise, ont déclaré deux hauts responsables à Reuters. Ceux-ci proviendraient de fonds inutilisés du budget 2015. Selon une troisième source, Moscou pourrait également puiser dans une réserve de 340 milliards de roubles (4,27 milliards de dollars), obtenue via le gel des transferts de retraites, pour tenter de désamorcer toute grogne sociale.Plombée par le plongeon des cours du pétrole, les sanctions occidentales et la chute du rouble, la Russie est écartelée entre le besoin de venir au secours de son économie en contraction et la tentation de préserver des fonds pour être en mesure de résister au jour le jour à l'une des pires récessions du pays...
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