Les activistes remettant un communiqué au directeur général du ministère de la Santé, Walid Ammar. Photo Ani
Les activistes de la campagne « Nous réclamons des comptes » se sont rassemblés samedi devant le nouveau bâtiment du ministère de la Santé pour observer un sit-in, avec pour slogan : « Notre santé n'est pas un jeu. »
Les protestataires ont donné lecture d'un communiqué, appelant le ministère à agir et décréter au plus tôt un état d'urgence sanitaire, qui mettrait la lumière sur la situation de la santé publique dans le pays suite à l'amoncellement des ordures ménagères depuis six mois dans Beyrouth et au Mont-Liban. Ils ont dénoncé la corruption dans tous les services de l'État, invitant le ministère de la Santé à analyser régulièrement l'eau potable, car, estiment-ils, la nappe phréatique pourrait être déjà bien polluée par les déchets imbibés d'eau de pluie.
« Notre santé n'est pas un jeu, ce n'est pas un simple slogan que nous sommes en train de brandir mais bien une mise en garde, voire une menace d'escalade », ont annoncé les activistes de la campagne, mettant l'accent sur certains rapports médicaux « faisant état d'une recrudescence des allergies et des cancers chez les Libanais de tous âges » et qualifiant le gouvernement de « corrompu et de criminel ».
Ils ont aussi appelé à « la création d'un comité d'urgence constitué de divers ministères pour adopter un plan qui gère les répercussions des amoncellements des déchets sur la santé des Libanais ».
Les membres de la campagne « Nous réclamons des comptes » ont remis ensuite ce communiqué au directeur général du ministère de la Santé, Walid Ammar.


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