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Économie - France

Contre le chômage, Hollande dégaine un plan de plus de 2 milliards d’euros

Le plan dévoilé par François Hollande prévoit un milliard d’euros pour financer la formation de 500 000 chômeurs. Yoan Valat/AFP

Plus de deux milliards d'euros (2,17 milliards de dollars) pour former 500 000 chômeurs et inciter les PME à embaucher : le président français François Hollande a présenté hier son plan
d' « urgence » pour tenter de faire baisser le chômage avant l'élection présidentielle de 2017. Bien que saluées par le patronat, ses mesures ont suscité des doutes quant à leur efficacité.
L'emploi « est la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français », a déclaré le chef de l'État lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, réunis au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Pour le président, qui a fait à plusieurs reprises de la baisse du chômage la condition d'une nouvelle candidature, le temps presse, avec 650 000 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi depuis son élection.
Il avait révélé les principaux volets du plan le 31 décembre. Hier, il a précisé que l'État allait dépenser « plus de deux milliards d'euros » pour l'emploi, sans nouvel impôt.
Les entreprises de moins de 250 salariés percevront une prime immédiate de 2 000 euros (2 178 dollars) par an pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de 6 mois de salariés rémunérés jusqu'à 1,3 Smic, a-t-il annoncé. Cette somme « représente le reliquat des cotisations patronales une fois pris en compte l'ensemble des allègements de charges » dont elles bénéficient, notamment du Pacte de responsabilité. Le dispositif est établi pour 2 ans, « le temps du basculement du CICE (Crédit d'impôt compétitivité emploi) en baisse définitive de charges », a-t-il ajouté.
Autre mesure en faveur des entreprises : le plafonnement des indemnités prud'homales de licenciement en fonction de l'ancienneté.
Ces annonces ont été saluées par le patronat : elles « vont dans le bon sens », a réagi Pierre Gattaz, le président du Medef. François Asselin, pour la CGPME, a souligné que le basculement du CICE en baisse directe de charges était ce qu'elle réclamait, au nom de la « visibilité ». Quant à la prime de 2 000 euros, il estime que « c'est mieux que rien », tout en regrettant son aspect « conjoncturel ».

« Continuer ce qui ne marche pas »
Enfin, la future réforme du code du travail accordera aux employeurs de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures hebdomadaires, a assuré le chef de l'État. « Dit autrement : fin des 35 heures », a commenté dans un tweet Benoît Hamon, ex-ministre et membre de l'aile gauche du PS. « Ça fait beaucoup d'aides aux entreprises », a dénoncé le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, selon lequel M. Hollande « propose de continuer ce qui ne marche pas ».
Deuxième axe du plan Hollande : un milliard d'euros (1,09 milliard de dollars) pour financer la formation de 500 000 chômeurs. M. Hollande a demandé que soient définis les besoins de formations « branche par branche, région par région », avec la mobilisation notamment de Pôle emploi et de l'Afpa. Le coût total de la formation professionnelle des salariés et de chômeurs s'élève à 32 milliards (34,8 milliards de dollars) par an. Elle ne bénéficie qu'à un chômeur sur dix contre deux sur dix en Allemagne par exemple.
À droite, où le plan alimente les soupçons de tripatouillage des statistiques de l'emploi avant 2017, Les Républicains ont dénoncé le « mensonge éhonté » du président.
(Source : AFP)

Plus de deux milliards d'euros (2,17 milliards de dollars) pour former 500 000 chômeurs et inciter les PME à embaucher : le président français François Hollande a présenté hier son pland' « urgence » pour tenter de faire baisser le chômage avant l'élection présidentielle de 2017. Bien que saluées par le patronat, ses mesures ont suscité des doutes quant à leur efficacité.L'emploi « est la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français », a déclaré le chef de l'État lors de ses vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, réunis au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Pour le président, qui a fait à plusieurs reprises de la baisse du chômage la condition d'une nouvelle candidature, le temps presse, avec 650 000 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi...
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