« La non-élection d'un chef de l'État est un véritable suicide. » C'est ce qu'a déclaré hier l'ancien président Amine Gemayel qui a rappelé que la vacance au poste de la première magistrature se répercute désormais sur l'ensemble des institutions. Par conséquent, a-t-il dit, « toute initiative conduisant à l'élection d'un président est la bienvenue. L'important est de parvenir à une issue ».
Selon lui, le boycott de l'élection présidentielle « n'est pas indépendant des conflits dans la région. Il en est la résultante, comme si certaines parties ont décidé de perpétuer le vide en croyant que cela servirait leurs intérêts en attendant certains développements qui amèneraient le candidat qui leur convient ». Et M. Gemayel de dénoncer par la même occasion l'absence du quorum nécessaire au Parlement pour l'élection du chef de l'État, une manœuvre qui va à l'encontre des règles constitutionnelles, « notamment des coutumes parlementaires consistant à respecter les délais ». L'ancien président a passé en revue la série de boycotts qui, a-t-il dit, frappent aussi bien l'hémicycle, le Conseil des ministres, qu'une grande partie des institutions sécuritaires, économiques et sociales. « Celui qui paye le prix en définitive est le citoyen libanais », a conclu M. Gemayel.
Liban
Présidentielle : la perpétuation de la vacance est un vrai suicide, estime Gemayel
OLJ / le 16 janvier 2016 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine