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Liban

Ils ont dit... sur la remise en liberté de Michel Samaha

- Michel Pharaon, ministre du Tourisme, dans une déclaration : « Il faut absorber la colère de la rue en accélérant le procès et la réalisation de la justice. Cela ne peut se faire également qu'à travers l'annulation des tribunaux d'exception. C'est le dégoût de Tammam Salam qui l'a conduit à se réunir aujourd'hui avec le procureur général près la Cour de cassation et qui a poussé les jeunes du 14 Mars à se mobiliser. Ils ont voulu exprimer, à Achrafieh, leur revendication de justice et leur colère vis-à-vis du tribunal militaire et au retour des images de la tutelle. Michel Samaha n'est plus un homme politique, mais un condamné, qui a porté atteinte à la sécurité de son pays. »

- Boutros Harb, ministre des Télécoms, à la Voix du Liban 100.3-100.5 : « La libération de Michel Samaha ravive notre conviction concernant la nécessité d'annuler les prérogatives du tribunal militaire concernant les crimes ordinaires. La décision n'est pas innocente et les juges du tribunal militaire, ainsi que ceux qui sont derrière eux, en assument la responsabilité. Ils ont fermé les yeux au service d'un État étranger. Je suis choqué par cette décision, qui vient encourager ceux qui fomentent des complots afin d'assassiner des Libanais et de semer la discorde. (...) Elle va conduire au chaos, augmenter l'état de discorde et encourager le crime. Il s'agit d'un traumatisme grave et d'un scandale moche. Quatre militaires et un juge civil qui n'ont pas la culture judiciaire requise ne sauraient être autorisés à prendre une telle décision. »

- Akram Chehayeb, ministre de l'Agriculture : « Ce n'est pas ainsi que l'on récompense Wissam el-Hassan, qui a débusqué les complots de l'ennemi israélien et du régime syrien, lesquels ont failli emporter le pays et le faire entrer dans la spirale d'une guerre sectaire et infernale. (...) La décision, d'une manière ou d'une autre, pourrait contribuer à réaliser les rêves de Samaha et de Mamlouk. Que Dieu protège le Liban. »

- Waël Bou Faour, ministre de la Santé : « La libération de Michel Samaha est un coup de Jarnac porté à la justice et une légalisation du meurtre, qu'elle encourage. Il faut une voie judiciaire opposée, qui remettrait la justice sur les rails et lui rendrait sa crédibilité. Nous attendons du corps judiciaire qu'il rectifie cette faute grave. »

- Rachid Derbas, ministre des Affaires sociales, à Radio Liban : « Le tribunal qui a libéré Michel Samaha s'est lui-même mis en prison. La justice militaire est discrétionnaire et doit être amendée. J'en crains les retombées, surtout que nous avançons dans un champ de mines. »


- Nagib Mikati, député de Tripoli et ancien Premier ministre, devant des délégations populaires à Tripoli : « (...) Ce qui s'est produit a porté un coup au cœur de l'intégrité de la justice libanaise et du concept même d'équité entre les Libanais devant la loi et la justice. Je comprends le sentiment de colère qui vous envahit, parce que vous ressentez une iniquité. Nous n'avons eu cesse de réclamer la fermeture de dossiers judiciaires des détenus depuis des années sans procès équitables, mais personne ne nous entend. Nous sommes témoins, en revanche, d'une sélectivité dans le traitement de dossiers plus dangereux, comme celui de Michel Samaha (...). Ce qui s'est produit devrait inciter à faire pression à tous les niveaux pour clore les dossiers judiciaires en suspens et accélérer les procès en vue de rendre justice (...). »

- Mohammad Kabbani, député de Beyrouth : « C'est honteux ! Avec Fayez Karam, la collaboration avec l'ennemi est devenue un point de vue. Avec Michel Samaha, c'est au tour du terrorisme confirmé par des aveux de le devenir. La pratique de ce tribunal politique, qualifié à tort de "militaire", est une honte dans l'histoire de la justice au Liban. Une honte ! »

- Atef Majdalani, député de Beyrouth : « Que reste-t-il de l'entité, du prestige et de la crédibilité de l'État après la libération d'un criminel qui a transporté des explosifs de sa voiture depuis la Syrie (...) et qui a donné ses directives sur ordre de ses maîtres en vue de commettre des attentats presque à l'aveugle dans le but de tuer des innocents et de semer la discorde pour susciter des affrontements interlibanais ? (...) Le plus grave, c'est que cette libération a tué les espoirs des Libanais concernant la possibilité d'édifier un État, et a éclipsé nos rêves en un avenir meilleur, (...) affirmant aux jeunes (...) que le Liban est devenu une réserve pour les abadayes du gabarit de Michel Samaha, et que seuls ceux qui répondent à ce critère devraient y rester. »

- Élie Keyrouz, député de Bécharré : « Cette décision constitue un choc psychologique et moral pour l'opinion publique libanaise, notamment auprès des franges sociales qui auraient été victimes des actes de l'accusé si ses plans criminels avaient réussi (...). C'est aussi facilement que la justice militaire a fourni les preuves concernant la nécessité d'annuler ses prérogatives de juger des personnes hors du contexte des crimes militaires. »

- Okab Sakr, député de Zahlé : « La décision honteuse prise par ce qui est appelé le tribunal militaire constitue la dernière scène de l'assassinat de la justice et de l'État au Liban. Il ne sert plus à rien de pleurer devant les domiciles des agents et des terroristes. Il faut aller fermer cet antre de légalisation du terrorisme, de la collaboration et de la duplicité une bonne fois pour toutes. Sinon, nous aurons tous les jours des centaines de Michel Samaha et Fayez Karam qui seront libérés (...). »

- Michel Pharaon, ministre du Tourisme, dans une déclaration : « Il faut absorber la colère de la rue en accélérant le procès et la réalisation de la justice. Cela ne peut se faire également qu'à travers l'annulation des tribunaux d'exception. C'est le dégoût de Tammam Salam qui l'a conduit à se réunir aujourd'hui avec le procureur général près la Cour de cassation et qui a poussé les jeunes du 14 Mars à se mobiliser. Ils ont voulu exprimer, à Achrafieh, leur revendication de justice et leur colère vis-à-vis du tribunal militaire et au retour des images de la tutelle. Michel Samaha n'est plus un homme politique, mais un condamné, qui a porté atteinte à la sécurité de son pays. »
- Boutros Harb, ministre des Télécoms, à la Voix du Liban 100.3-100.5 : « La libération de Michel Samaha ravive notre...
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