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Liban - Crise Des Déchets

Le mouvement civil appelle à un sit-in devant le centre de la Quarantaine aujourd’hui

Wassef Haraké s’exprimant au cours de la conférence de presse à Riad el-Solh. Photo Ani

En signe de refus de la politique d'exportation des déchets adoptée par le gouvernement, le collectif « Nous demandons des comptes » a appelé à un sit-in symbolique aujourd'hui devant le centre de tri de la Quarantaine (auparavant géré par Sukleen pour les ordures devant être emmenées à la décharge de Naamé, et qui doit servir pour la préparation des ballots en prévision de l'exportation des déchets vers l'étranger, quand et si ce programme sera mis en application). Le mouvement civil en a profité pour attaquer l'option d'exportation qu'il juge non transparente.
Une conférence de presse a été donnée hier par l'avocat Wassef Haraké à la place Riad el-Solh, en compagnie de Ali Darwiche, président de Green Line, et de Lucien Bou Rjeili, du collectif « Vous puez ! ». « La solution qu'on est en train de promouvoir actuellement n'est pas la pire des solutions, mais un mal en soi », a souligné M. Haraké. Il a ajouté que « les responsables ne cherchent qu'à satisfaire leurs intérêts personnels, au détriment de la poche et de la santé du citoyen ».
Et de poursuivre : « Ce marché de l'exportation des déchets est à ajouter au registre honteux du cabinet de Tammam Salam, qui a choisi de signer des contrats avec deux sociétés étrangères, sans appels d'offres, ni transparence ni implication d'organismes de contrôle. Ce plan n'englobe pas les déchets amoncelés dans les rues, les forêts et les vallées. »
Les militants ont exigé du gouvernement « de préciser la destination des déchets à exporter ». Ils se sont demandé « si ce gouvernement veut une solution pour tout le Liban ou s'il compte garder intacts les dépotoirs sauvages ». « Comment financera-t-il le plan d'exportation et pourquoi les municipalités restent-elles en dehors du plan ? Pour quelles raisons ne leur a-t-on pas restitué leur rôle dans le balayage et la collecte, et par quel prodige les centres de la Quarantaine et de Amroussieh sont-ils soudain prêts à fonctionner? » ont poursuivi les militants.
Le mouvement a plaidé « pour une activation maximale des centres de tri et la création de nouveaux, pour un traitement interne, au lieu de débourser l'argent pour l'exportation ». Il a enfin exigé que « les formalités de l'exportation soient révélées au public et qu'une cellule de crise soit formée pour régler l'affaire des déchets dans le cadre d'une solution durable ».

En signe de refus de la politique d'exportation des déchets adoptée par le gouvernement, le collectif « Nous demandons des comptes » a appelé à un sit-in symbolique aujourd'hui devant le centre de tri de la Quarantaine (auparavant géré par Sukleen pour les ordures devant être emmenées à la décharge de Naamé, et qui doit servir pour la préparation des ballots en prévision de l'exportation des déchets vers l'étranger, quand et si ce programme sera mis en application). Le mouvement civil en a profité pour attaquer l'option d'exportation qu'il juge non transparente.Une conférence de presse a été donnée hier par l'avocat Wassef Haraké à la place Riad el-Solh, en compagnie de Ali Darwiche, président de Green Line, et de Lucien Bou Rjeili, du collectif « Vous puez ! ». « La solution qu'on est en train de...
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