Grèce
Athènes accepte la participation du FMI au plan d'aide
Athènes a accepté la participation du FMI au nouveau plan d'aide à la Grèce, renonçant ainsi à tenir tête plus longtemps aux adeptes de la rigueur, dont l'Allemagne est la chef de file.
L'annonce a d'abord été faite hier par le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, avant une réunion des 19 ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles. Le ministre grec des Finances, Euclide « Tsakalotos, m'a confirmé que le gouvernement grec acceptait la nécessité que le FMI fasse partie du processus », a déclaré M. Dijsselbloem. La confirmation grecque est rapidement venue dans une interview de M. Tsakalotos au quotidien allemand des affaires Handelsblatt à paraître aujourd'hui. « La participation du FMI est prévue. Nous tenons à cet engagement », a affirmé le ministre dans les colonnes du journal, après avoir entamé vendredi dernier une tournée de six jours en Europe pour évoquer avec ses pairs la nécessité de discuter d'un allègement de la dette grecque. Il explique au journal allemand : « Alexander Stubb de Finlande, Jeroen Dijsselbloem des Pays-Bas et Wolfgang Schäuble (d'Allemagne, NDLR) ont clairement fait comprendre que pour eux une participation du FMI est une condition fondamentale qui n'est pas négociable. »
France
Déficit budgétaire au plus bas depuis 2008
Le déficit du budget de l'État français a été ramené à 70,5 milliards d'euros (76,5 milliards de dollars) l'an passé, soit son niveau le plus bas depuis 2008 et près de quatre milliards de mieux que prévu dans la loi de finances initiale, a annoncé hier le ministre des Finances.
Michel Sapin a indiqué que ce résultat avait été obtenu en dépit des nouvelles dépenses engagées en cours d'année pour renforcer les moyens des services de sécurité et de la justice après les attentats de janvier, qui ont toutes été compensées par des économies supplémentaires.
Obligation
AB inBev réalise la deuxième plus grosse opération de l'histoire
Le brasseur belgo-brésilien AB inBev a annoncé hier avoir levé 46 milliards de dollars grâce à un gigantesque emprunt obligataire qui permet de financer partiellement le rachat de son rival britannique SABMiller. C'est la deuxième plus grosse opération de tous les temps en matière obligataire, selon une source bancaire. Le record est jusqu'ici détenu par l'opérateur télécom américain Verizon, qui avait levé 49 milliards de dollars pour racheter les parts de son partenaire britannique Vodafone.
Le propriétaire des marques Budweiser et Stella Artois qui a proposé ses titres mercredi a été visiblement débordé par la demande, selon les courtiers. « Il y avait un intérêt énorme (...) C'est un groupe de biens de consommation de grande qualité et l'opération suscite beaucoup d'intérêt », a déclaré à propos de l'emprunt un courtier, Donald Ellenberger, cité par l'agence Bloomberg.
L'opération de rachat du britannique SABMiller par le belgo-brésilien AB inBev est évaluée à 117,4 milliards de dollars.

