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Économie

Le risque de récession US reste modéré en 2016

L'année commence mal. Les marchés flanchent, la débâcle pétrolière se poursuit, les risques géopolitiques abondent. Dans le champ économique, trois chiffres invitent à la morosité : l'ISM-manufacturier est en zone de récession ; les ventes de véhicules ont lourdement chuté ; l'indice GDPNow de la Fed d'Atlanta indique une hausse du PIB réel de seulement 1 % l'an au T4, donnant un mauvais acquis de croissance pour 2016. Mais ces trois chiffres ne disent pas tout. Le dernier cité est un bon proxy de la 1re estimation du PIB mais non de l'estimation finale. Depuis deux ans, celle-ci a souvent été supérieure. De manière générale, les indices hors industrie restent positifs. L'indice ADP de l'emploi privé a accéléré, la confiance des ménages résiste, l'ISM-non manufacturier reste élevé. En somme, l'économie est duale. D'un côté, un secteur industriel tourné vers l'exportation mal en point, de l'autre un secteur des services soutenu par la demande interne en bonne forme.
Dans ce match, le poids de ces différentes parties de l'économie n'est pas égal. Le secteur des biens est le plus vulnérable aux variations de l'économie mondiale : 22 % des biens produits aux États-Unis sont exportés contre 3 % des services. L'industrie représente moins de 10 % de l'emploi total et 12 % du PIB, et le secteur pétrolier n'est qu'une fraction de cela. Le marché boursier tend à amplifier les facteurs extérieurs. Aux États-Unis, le reste du monde intervient pour 13 % dans le PIB mais représente de 30 % à 40 % des revenus des entreprises du S&P 500. La faiblesse industrielle peut-elle toutefois contaminer les autres secteurs ? Pour cela, il faudrait, selon nous, casser la dynamique positive du marché du travail et effondrer le moral des ménages. Un choc boursier de grande ampleur est le risque principal de ce point de vue. On l'a évité durant l'été 2015 car la robustesse de l'économie US avait finalement prévalu. En six mois, les conditions économiques ne se sont pas dégradées. À preuve, la Fed a même osé amorcer le cycle de hausse des taux le mois dernier.

Cet article est réalisé par Fidus

L'année commence mal. Les marchés flanchent, la débâcle pétrolière se poursuit, les risques géopolitiques abondent. Dans le champ économique, trois chiffres invitent à la morosité : l'ISM-manufacturier est en zone de récession ; les ventes de véhicules ont lourdement chuté ; l'indice GDPNow de la Fed d'Atlanta indique une hausse du PIB réel de seulement 1 % l'an au T4, donnant un mauvais acquis de croissance pour 2016. Mais ces trois chiffres ne disent pas tout. Le dernier cité est un bon proxy de la 1re estimation du PIB mais non de l'estimation finale. Depuis deux ans, celle-ci a souvent été supérieure. De manière générale, les indices hors industrie restent positifs. L'indice ADP de l'emploi privé a accéléré, la confiance des ménages résiste, l'ISM-non manufacturier reste élevé. En somme, l'économie est...
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