La Saint-Maron (9 février) sera-t-elle choisie comme date symbolique pour annoncer une nouvelle « vision présidentielle » ? Une petite phrase d'Ibrahim Kanaan, prononcée lors d'une rencontre politique à Jouret el-Ballout (Metn), l'a suggéré, qui a piqué au vif la curiosité des observateurs politiques. On sait en effet que l'idée d'une candidature de Michel Aoun appuyée par Samir Geagea est dans l'air, et la phrase de M. Kanaan a été considérée comme une allusion à l'existence de cette « surprise », qui n'a pas encore reçu de confirmation officielle. Le député a affirmé : « Nous espérons pouvoir clarifier cette vision présidentielle d'ici à la Saint-Maron. Ce sera plus qu'un début de règlement, mais plutôt la force motrice d'un projet d'édification de l'État qui rassurera tout le monde, sur la voie d'un partenariat effectif qui constituera un abri pour le Liban contre tous les aléas de l'actualité. »
« Nous pouvons dire que nous sommes sur la bonne voie et que l'initiative présidentielle a fait bouger les choses », a résumé M. Kanaan.
Recoupements
La déclaration du responsable du CPL recoupe des informations attribuées à des sources informées par l'agence al-Markaziya, assurant que le compte à rebours pour la grande rencontre, à Maarab, entre le général Michel Aoun et le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a commencé.
Des considérations de sécurité retardent l'annonce de cette rencontre, souligne l'agence, qui ajoute que cette visite se tiendrait « dans les prochains jours ». Par contre, la forme que prendront la rencontre et son retentissement est toujours à l'étude. Ce qui est sûr, par contre, c'est que le texte d'un document conjoint qui sera diffusé à cette occasion a été finalisé jeudi soir, que ce texte va au-delà de la « déclaration d'intentions » signée par les deux formations, et qu'il s'agit d'une synthèse de principes puisés aussi bien dans le « document d'entente » conclu par le CPL et le Hezbollah que dans les « constantes » du 14 Mars.
Le chef du département de l'information et des contacts des Forces libanaises, Melhem Riachi, relancé à ce sujet, a toutefois démenti la nouvelle, que l'agence al-Markaziya affirme être puisée à des sources concordantes au sein des Forces libanaises et du CPL.
Au niveau politique, une candidature de Michel Aoun appuyée par Samir Geagea, assurent certains observateurs, est « la meilleure réponse possible » à une initiative qui a osé les ignorer et qui bénéficiait d'un feu vert saoudien et d'une approbation tacite iranienne. Elle sanctionne une proposition qui faisait fi du poids politique de deux grandes formations politiques représentatives des chrétiens, au point que certains, au sein des Forces libanaises, l'ont tenue pour « un coup de poignard dans le dos » de la part de Saad Hariri.
Refus de toute hégémonie
L'émergence d'une entente présidentielle entre le CPL et les Forces libanaises ira dans le sens de l'affirmation d'un « refus chrétien de toute hégémonie sur la décision chrétienne », un slogan dont Michel Aoun a fait son cheval de bataille, encore que le mot « hégémonie » désigne, dans le vocabulaire politique de Michel Aoun, celle que le courant du Futur exerce, alors que, pour le chef des Forces libanaises, elle désigne plutôt celle qu'exerce « le parti des armes », c'est-à-dire le Hezbollah. Pour les deux formations, toutefois, le terme hégémonie signifie que c'est quelqu'un d'autre qui choisit lequel sera élu président de la République, et qu'ils ne sont que « consultés » à ce sujet, sans pouvoir être maîtres de la décision finale. Aux yeux des deux camps, dont les divergences politiques ne sauraient être minimisées, une alliance électorale présidentielle constituerait un basculement significatif des équilibres internes et l'exercice authentique d'un « partenariat », marqué par « le principe de parité », par delà la loi du nombre. Un défi que les chrétiens du Liban lanceraient autant à leurs partenaires qu'à eux-mêmes.


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On sait en effet que l'idée d'une candidature de Michel Aoun appuyée par Samir Geagea est dans l'air, et la phrase de M. Kanaan a été considérée comme une allusion à l'existence de cette « surprise » TOUTE ELECTION A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE AUTRE QUE CELLE D’UN CANDIDAT DU 14 MARS SIGNIFIERA PRATIQUEMENT QUE LES FORCES DU 8 MARS , QUI CONTROLENT DEJA LE PARLEMENT ET DECIDENT ROYALEMENT DU SORT DU CHEF DU GOUVERNEMENT PAR LEUR TIERS DE BLOCAGE, DEVIENDRONT LES MAITRES ABSOLUS DU LIBAN. DANS CE CADRE L’ELECTION SURPRISE DU « GENERAL» A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE AVEC L’APPUI DE GEAGEA ET MEME L’AVAL DE SIGNORA SIGNFIERA SIMPLEMENT LA REEDITION DE LA SINISTRE PRESIDENCE D’UN AUTRE « GENERAL » LE BOUFFON BRONZÉ DE LA BASSSYRIE AVEC TOUS LES ASSASSINATS EN SERIE ET LA TENTATIVE DE GENOCIDE DES FORCES DU 14 QUI ONT CARACTERISÉ SON REGNE BEGAYANT ET SON REGIME SANGLANT .
18 h 36, le 09 janvier 2016