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Liban

Fouad Boutros In Memoriam...

Farid Makari, vice-président de la Chambre : « Fouad Boutros était et restera l'un de ces hommes politiques dont la présence se fait rare dans la vie politique libanaise. Son œuvre, tant au sein du pouvoir qu'en dehors de la politique, est une école dont il convient de s'inspirer. Le nom de Fouad Boutros restera, dans notre mémoire politique, synonyme de droiture, d'honnêteté et de probité. Il est l'un de ceux qui ont le plus contribué à l'édification des institutions modernes de l'État. Il est également une référence en matière de sagesse dans l'exercice du pouvoir, le tout dans le cadre d'une position de principe inébranlable en matière de souveraineté, d'indépendance et de liberté de la décision nationale (...). »

Samir Geagea, président des Forces libanaises : « Le Liban perd une personnalité libanaise de premier plan, qui était une référence juridique et législative, mais également une référence sur le plan moral, comme l'on en trouve peu dans la vie politique au sein de la classe politique. Il fait partie de ceux qui ont côtoyé les plus grands présidents de la République, de Fouad Chéhab à Élias Sarkis. Ce qui nous réconforte dans notre deuil, lorsque nous perdons un grand homme, c'est l'immense héritage qu'il laisse derrière lui. L'histoire retiendra ainsi l'homme de la diplomatie et des positions patriotiques lors de la guerre libanaise et ses prises de position devant les grandes instances internationales pour défendre les droits du Liban durant la période la plus difficile et la plus délicate de son histoire moderne. »

Le parti Kataëb, à l'issue de sa réunion hebdomadaire sous la présidence de son chef, Samy Gemayel : « Le décès de l'ancien ministre des Affaires étrangères, Fouad Boutros, est une grande perte pour le monde politique et diplomatique. Les Kataëb présentent leurs plus sincères condoléances à la famille du défunt. »

 Le Rassemblement pour la République, à l'issue de sa réunion sous la présidence de son chef, Michel Sleiman : « L'un des piliers de la diplomatie libanaise n'est plus. Il a consacré sa vie à l'édification de l'État et des institutions, et a fait entendre la voix du Liban au sein des instances internationales, œuvrant en tout temps à lui donner un statut de neutralité vis-à-vis des politiques destructrices. »

Ramzi Jreige, ministre de l'Information : « Avec la disparition de Fouad Boutros, le Liban perd un homme d'État d'un rare calibre, une personnalité qui s'est illustrée dans la vie politique pendant une longue période, avec pour armes une intelligence acérée, une vaste culture, un avis toujours juste et une profonde sagesse. Si la personnalité politique de Fouad Boutros a pris le dessus sur ses autres qualités, il n'en reste pas moins que ses qualités de juge droit et d'avocat brillant lui ont permis d'être un ministre de la Justice puis des Affaires étrangères hors pair. Son nom est indissociable du chéhabisme, période durant laquelle le disparu a contribué à ériger les institutions modernes du pays (...). Durant le mandat d'Élias Sarkis, Fouad Boutros était partenaire à part entière dans l'exercice du pouvoir, et son influence a pesé sur le cours des événements de cette époque, notamment à travers la fermeté de ses prises de position et sa diplomatie brillante, surtout pour ce qui a trait aux relations avec la Syrie (...). Il est difficile de le résumer dans une oraison funèbre. Sans doute, la personne qui l'a le mieux décrit est l'ancien ambassadeur de France au Liban, Paul-Marc Henri : "Il ressemble, de par sa froideur et son humour, à Talleyrand, mais il n'a pas pu, comme lui, s'illustrer dans une conférence internationale de la même envergure que celle de Vienne, qui aurait pu faire du Liban un pays réellement indépendant." Que l'âme de Fouad Boutros repose en paix, en espérant que l'histoire ne soit pas avare de ses semblables à l'avenir. Fouad Boutros ne nous a pas quittés, il réside désormais dans la conscience collective des Libanais à jamais. »

Michel Pharaon, ministre du Tourisme : « Le Liban a perdu l'un des cèdres de la souveraineté et de l'indépendance, une source d'inspiration pour les institutions et le pays dans son ensemble. Il a porté la responsabilité des affaires du pays avec sagesse lors d'une période difficile, il était le symbole de la détermination dans la négociation et dans la défense des intérêts du Liban et des Libanais, toutes appartenances confondues. Il va manquer à Beyrouth et Achrafieh en tant que patriarche civil, parrain des solutions (...), même après sa retraite de la vie politique. Il a vécu en proie aux douleurs causées par les souffrances de son pays et la faiblesse du corps de l'État qui est miné par la corruption. »

Nabil de Freige, ministre d'État pour la Réforme administrative : « Alors que les développements régionaux nécessitent plus que jamais que le Liban soit porté par de grands hommes capables de lui faire éviter les conséquences négatives de ces changements, le pays vient de perdre l'un des artisans du Liban moderne. Le ministre Fouad Boutros est l'architecte de nombreuses politiques internes et externes qui ont marqué la vie politique du pays depuis l'ère de Fouad Chéhab jusqu'à nos jours. Fouad Boutros faisait preuve de réalisme, d'habileté, de lecture juste des développements et des prises de position. Sa déclaration, lorsque la guerre du Liban a éclaté, en est une preuve, puisqu'il avait alors affirmé : "Nous savons quand elle a commencé mais nous ignorons quand elle se terminera." Il avait à l'époque été targué d'être pessimiste, alors qu'il était on ne peut plus réaliste. Au ministère des Affaires étrangères, il a été une soupape de sécurité lorsque le pays était en proie aux conflits internes et externes. Aux côtés d'Élias Sarkis et de Ghassan Tuéni à l'Onu, il a réussi à arracher la résolution 425 (...). Le nom de Fouad Boutros n'était jamais loin des différentes étapes qu'a traversées le pays (...). Fouad Boutros est l'homme du consensus et du délicat équilibre national, et c'est ce qu'il a prouvé lorsqu'il a occupé son siège de parlementaire à Beyrouth. Il a toujours veillé à servir chrétiens et musulmans, et il a notamment travaillé main dans la main avec le président martyr Rafic Hariri pour garantir un équilibre au sein de la municipalité de Beyrouth en ce qui concerne la parité entre musulmans et chrétiens dans le conseil municipal. Il n'est pas possible de cerner toutes les réalisations de Fouad Boutros qui sont en fait interminables et risquent fort bien de ne pas se reproduire. Que Dieu ait son âme, c'est l'histoire qui s'en va avec un homme. »

Nadim Gemayel, député d'Achrafieh, sur son compte Twitter : « Fouad Boutros, le ministre et député, l'homme de culture, s'en est allé sans bruit. Le Liban perd l'un de ses grands hommes, qui a toujours défendu, par ses positions inébranlables, la République et les institutions. Il était l'homme d'État par excellence, celui qui n'a jamais hésité à donner conseil lorsqu'il jugeait que cela était nécessaire pour son pays. La région d'Achrafieh perd ainsi l'un de ses emblèmes au sein notamment de l'hémicycle où il a siégé pour de nombreux mandats. Que son âme puisse reposer en paix, comme il a toujours vécu, en paix, aux côtés de Dieu. »

Johnny Abdo, ancien ambassadeur : « Si j'ai pu apprendre la sagesse, apprendre à lire les événements ou acquérir un sens plus poussé du patriotisme après avoir fait l'école militaire, c'est grâce à toi, le grand homme de mon pays. Tu t'es absenté avant ton départ et nous sommes entrés dans une phase d'obscurité puis de flou. Passer en revue tes réalisations nécessite des volumes entiers parce que tu as écrit une période importante et blanche de l'histoire moderne du pays. Je demande au Tout-Puissant de t'élever au rang de saint parce que les honnêtes gens sont rares, tu es un modèle de patriotisme et de foi. »

Tarek Mitri, ancien ministre, a affirmé de son côté sur son compte Twitter : « Avec la disparition de Fouad Boutros, nous avons perdu une pratique intelligente et morale de la politique. Il était patient parce que toujours attiré par les questions existentielles. Il ne connaissait pas les calculs étroits, s'est méfié des illusions et n'a piégé personne. »

Charles Rizk, ancien ministre : « Fouad Boutros est le symbole des valeurs véhiculées par une école, celle de Fouad Chéhab (...). Lorsque nous comparons les valeurs sur lesquelles est fondée cette école et la médiocrité de la vie politique actuelle, nous avons pitié de nous-mêmes et du Liban. Fouad Boutros est une sommité en comparaison avec la médiocrité actuelle, il considérait que le travail politique est une mission dangereuse qu'il ne convient pas de confier à quiconque (...). Il n'a jamais fait de distinction entre l'action politique au quotidien et la science politique qu'il a étudiée. »

Farid Makari, vice-président de la Chambre : « Fouad Boutros était et restera l'un de ces hommes politiques dont la présence se fait rare dans la vie politique libanaise. Son œuvre, tant au sein du pouvoir qu'en dehors de la politique, est une école dont il convient de s'inspirer. Le nom de Fouad Boutros restera, dans notre mémoire politique, synonyme de droiture, d'honnêteté et de probité. Il est l'un de ceux qui ont le plus contribué à l'édification des institutions modernes de l'État. Il est également une référence en matière de sagesse dans l'exercice du pouvoir, le tout dans le cadre d'une position de principe inébranlable en matière de souveraineté, d'indépendance et de liberté de la décision nationale (...). »
Samir Geagea, président des Forces libanaises : « Le Liban perd une personnalité...
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Les seuls trois témoignages qui attirent mon attention sont ceux de Ramzi Jreige, Tarek Mitri et Michel Pharaon. La vision de Ramzi Jreige est profonde et synthétique; la vision de Tarek Mitri est percutante; la vision de Michel Pharaon est poétique. Quant à la proposition de Johnny Abdo, il faudrait la soumettre au Métropolite Audeh... Je ne crois pas qu'il bondirait de joie.

ASSHA Férial

20 h 21, le 05 janvier 2016

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  • Les seuls trois témoignages qui attirent mon attention sont ceux de Ramzi Jreige, Tarek Mitri et Michel Pharaon. La vision de Ramzi Jreige est profonde et synthétique; la vision de Tarek Mitri est percutante; la vision de Michel Pharaon est poétique. Quant à la proposition de Johnny Abdo, il faudrait la soumettre au Métropolite Audeh... Je ne crois pas qu'il bondirait de joie.

    ASSHA Férial

    20 h 21, le 05 janvier 2016

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