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Liban - Présidentielle

Kheir chez Sleiman : Hariri n’a pas lancé une initiative, mais des idées pour un déblocage

Série de concertations politiques hier chez l'ancien président Michel Sleiman.

Selon le député Kazem Kheir, les consultations autour de la présidentielle doivent regagner en intensité après les fêtes.

L'ancien président Michel Sleiman a pris contact hier avec le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, pour lui présenter ses condoléances après la mort du soldat Ali Bassam Kassem Zein, lors d'un échange de tirs avec des repris de justice du clan Jaafar, à Dar el-Wassia, dans la Békaa.
Dans la journée, il a eu tour à tour une série d'entretiens avec le ministre du Travail, Sejaan Azzi, les députés Kazem Kheir puis Ghazi Aridi, ainsi qu'avec le coordinateur du 14 Mars, Farès Souhaid. Au cœur de la conversation, la présidentielle et les efforts déployés pour débloquer ce dossier, notamment l'initiative du chef du courant du Futur, Saad Hariri, portant sur l'élection du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État.
Devant ses visiteurs, l'ancien président a souligné la nécessité de « rester attachés au principe de la neutralité du Liban par rapport aux conflits extérieurs et aux marchés qui se concluent à l'ère où les compromis se multiplient ». « Il ne faut pas avoir honte de réclamer en permanence une application de la déclaration de Baabda pour protéger le Liban », a-t-il ajouté, avant de se féliciter de ce que les équipements français fournis à l'armée grâce au don saoudien seront livrés aux forces régulières au début de l'année, « en dépit de la confusion qui a marqué l'établissement du calendrier-programme de la livraison » des armes et des équipements militaires.
Interrogé par la presse, au terme de son entretien avec Michel Sleiman, le député Kazem Kheir a assuré que Saad Hariri « n'a pas lancé une initiative pour la présidentielle, mais des idées censées débloquer ce dossier et amener les députés à se rendre au Parlement pour élire un chef de l'État ». Selon lui, ces idées « restent d'actualité et font l'objet de débats et de consultations, ce qui est en soi positif parce qu'elles ont permis de faire bouger un dossier bloqué à cause d'une partie qui pratique la politique du c'est moi ou personne ». M. Kheir a annoncé que les concertations reprendront « de manière plus intensive, après les fêtes, dans l'espoir de parvenir à un résultat ».

S. Azzi : Un compromis suppose deux parties
Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a abondé dans le même sens, en rejetant d'emblée, en réponse à une question, le terme « compromis, dans la mesure où celui-ci suppose la présence de deux parties, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ». Saad Hariri « a essayé de lancer une initiative louable qui a cependant fait long feu, mais qui a quand même été bénéfique parce qu'elle a lancé une dynamique nouvelle autour de la présidentielle », a expliqué M. Azzi, jugeant nécessaire pour les parties politiques en présence d'en profiter pour s'entendre sur un candidat à la tête de l'État. Il a rappelé dans ce contexte que l'ancien président Amine Gemayel reste le candidat des Kataëb.
Interrogé au sujet de la position du Hezbollah qui maintient son soutien à la candidature du chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, le ministre du Travail a jugé normal qu'un parti appuie son allié, tout en considérant que « le maintien d'une candidature sans procéder à une élection relève du blocage ». En tout état de cause, il a exclu des élections dans un prochain avenir, « parce que certaines parties veulent les retarder à cause de leurs engagements régionaux », faisant ainsi allusion au camp du 8 Mars et notamment au Hezbollah. « Elles considèrent le Liban et la présidentielle comme un atout qu'elles veulent employer dans le cadre des projets de règlement pour la Syrie, l'Irak, le Yémen et la région en général », a poursuivi M. Azzi qui a rappelé dans ce contexte que des élections parlementaires doivent se tenir en Iran le 26 février prochain et que Téhéran espère, avant cette date, une levée des sanctions économiques qui lui sont imposées, « ce qui permettrait de garantir la victoire du courant au pouvoir ». Kazem Kheir pense d'ailleurs comme lui : « Les intérêts du Hezbollah sont diamétralement opposés à ceux du Liban, même au plan économique. Nous avons bien entendu le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, appeler les banques libanaises à ne pas se conformer aux décisions internationales », a-t-il dénoncé.

L'accord sur Zabadani
Pour en revenir au ministre du Travail, il a contesté le fait que le gouvernement a été tenu à l'écart dans l'affaire de l'accord de Zabadani pour l'évacuation de miliciens syriens blessés à travers le Liban, estimant que le Conseil des ministres était supposé en discuter. « Le fait qu'il y ait eu des pourparlers entre la Turquie, d'une part, et l'Iran et le Hezbollah, d'autre part, sous l'égide de l'Onu, signifie que le Liban a reconnu le rôle du Hezbollah en Syrie, et l'Onu admet également celui de l'Iran dans ce pays », a déploré le ministre.

L'ancien président Michel Sleiman a pris contact hier avec le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, pour lui présenter ses condoléances après la mort du soldat Ali Bassam Kassem Zein, lors d'un échange de tirs avec des repris de justice du clan Jaafar, à Dar el-Wassia, dans la Békaa.Dans la journée, il a eu tour à tour une série d'entretiens avec le ministre du Travail, Sejaan Azzi, les députés Kazem Kheir puis Ghazi Aridi, ainsi qu'avec le coordinateur du 14 Mars, Farès Souhaid. Au cœur de la conversation, la présidentielle et les efforts déployés pour débloquer ce dossier, notamment l'initiative du chef du courant du Futur, Saad Hariri, portant sur l'élection du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État.Devant ses visiteurs, l'ancien président a souligné la nécessité de...
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