Le syndicat des employés de l'hôpital gouvernemental de Batroun a appelé ses membres à interrompre le travail aujourd'hui, à partir de 8h, et à n'accepter que les cas urgents. Parallèlement, un sit-in sera observé devant les locaux de l'hôpital, en guise de protestation contre « la négligence et l'irresponsabilité » dans la gestion du dossier de l'hôpital, d'autant qu'à ce jour, « la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) n'a toujours pas publié une décision concernant la poursuite de l'activité dans l'établissement après le 31 décembre ».
Le comité de soutien à l'hôpital a estimé de son côté que la non-publication d'une telle décision est synonyme de « menace directe à des dizaines de patients, aux employés de l'hôpital et aux habitants de Batroun ». Il a appelé à une participation massive au sit-in afin d'« accélérer la prise de décision visant à garder l'hôpital sous la direction de la CNSS, d'autant que les autorités concernées n'ont pas encore pris les mesures légales, administratives et financières nécessaires pour assurer la continuité du travail à l'hôpital ». Le comité de soutien a expliqué que si ces mesures ne sont pas prises aujourd'hui, l'hôpital sera sûrement fermé le 1er janvier 2016.
Et de mettre en garde contre la fermeture de l'autoroute reliant Tripoli à Beyrouth si les revendications ne sont pas satisfaites.
Même son de cloche chez le comité médical de l'hôpital qui a appelé dans un communiqué à une participation massive au sit-in.
Le comité a appelé tous les responsables politiques à mener les contacts nécessaires avec la direction de la CNSS pour qu'elle poursuive la gestion de cet établissement vital pour la région de Batroun. Et de menacer de recourir à l'escalade si les demandes ne sont pas réalisées.
L'intervention de Harb
Par ailleurs, le député Boutros Harb, qui suit le dossier de près, a entrepris des contacts avec le ministre du Travail, Sejaan Azzi, et le directeur général de la CNSS, Mohammad Karaki.
Il s'est avéré que le conseil d'administration de la CNSS a refusé, au cours de sa dernière réunion, de continuer à gérer l'hôpital, si le ministère de la Santé ne lui adresse pas une lettre dans ce sens et ne se charge pas de couvrir les frais de gestion de l'hôpital à partir du 1er janvier 2016.
M. Harb a alors demandé l'intervention du Premier ministre, Tammam Salam, qui, à son tour, a établi les contacts nécessaires avec les ministères du Travail, de la Santé et des Finances. Finalement, il a été convenu que le ministère des Finances adressera une lettre pour transférer les fonds directement à la CNSS pour financer la direction de l'hôpital, sans passer par le ministère de la Santé. De son côté, le ministre du Travail a adressé une lettre à la direction générale de la CNSS, lui demandant de tenir une réunion dans les plus brefs délais, avant la fin de son mandat, pour prendre la décision de poursuivre la gestion de l'hôpital.
Le conseil de la CNSS devrait se réunir à cet effet aujourd'hui, à 14h.


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