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Le monde en 2015

L'année 2015 dans le monde en photos

OLJ
05/01/2016

Territoires palestiniens : la troisième intifada

La poursuite de la colonisation juive des territoires palestiniens occupés et l'impasse du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens nourrissent, depuis octobre, une nouvelle vague meurtrière de violences. Les attaques menées en Cisjordanie par des Palestiniens isolés, majoritairement à l'arme blanche, et les heurts entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens ont coûté la vie à des centaines de Palestiniens, des dizaines d'Israéliens ainsi que d'un Américain et un d'un Érythréen. La majorité des Palestiniens tués l'ont été en commettant ou en tentant de commettre des attaques au couteau, mais également à la voiture-bélier et à l'arme à feu. En outre, la bande de Gaza, ravagée par trois guerres en six ans, est soumise à un sévère blocus israélien.

 

Le pèlerinage à La Mecque tourne au drame : une bousculade fait plus de 2 000 morts

Une bousculade lors du pèlerinage à La Mecque, le 24 septembre, fait au moins 2 236 morts à Mina, la pire catastrophe de l'histoire moderne du hajj. Le bilan des victimes est sans précédent. L'Iran enregistre le plus grand nombre de victimes (464) devant le Mali (282). Grand rival régional de l'Arabie saoudite sunnite, le régime chiite iranien a accusé Riyad d'être entièrement responsable de la catastrophe due à des mouvements incontrôlés de foule. Des pèlerins sont toujours portés disparus depuis la bousculade, qui a eu lieu lors du rituel de la lapidation symbolique de Satan. La précédente catastrophe la plus grave survenue lors du grand pèlerinage musulman remonte au 2 juillet 1990 quand une bousculade dans un tunnel de Mina avait fait 1 426 morts.

 

Le mollah Omar est mort, vive le mollah Mansour !

Les talibans afghans ont confirmé, le jeudi 30 juillet dans un communiqué, la mort des suites d'une « maladie » de leur chef suprême, le mollah Omar (à gauche), annoncée la veille par la Direction nationale de la sécurité (DSN), les services de renseignements afghans. Le mouvement ne mentionne pas la date de la mort de son leader historique. La présidence afghane avait affirmé que le mollah Omar était mort depuis plus de deux ans, en avril 2013. Elle n'avait pas fait mention des doutes de la DSN sur les circonstances de sa mort, « dans un hôpital de Karachi », au Pakistan, que les services jugeaient « suspecte ». Le mollah Akhtar Mohammad Mansour (à droite), chef de facto des talibans depuis que le mollah Omar avait disparu du paysage politique, a été élu nouveau chef du mouvement, toujours selon le communiqué des talibans. La place de n° 2 serait occupée par Sirajuddin Haqqani.

 

Présidentielle US : l'année se termine bien pour Donald Trump

À quelques jours du début des primaires présidentielles de 2016, le milliardaire américain Donald Trump a pris le large dans les sondages républicains, malgré ou grâce aux multiples feux qu'il allume. Il y a un mois, Donald Trump recueillait en moyenne 27,5 % des intentions de vote des électeurs républicains. Une nouvelle enquête récente de CNN lui donne 39 % des intentions de vote, une avance remarquable alors qu'il fait face à une douzaine de candidats. Sa popularité actuelle ne fait aucun doute : la marge d'erreur du sondage de CNN est de 4,5 points, or le rival le plus proche de Donald Trump, Ted Cruz, est à 18 points derrière. L'homme d'affaires a déclaré sa candidature le 16 juin. C'est un blockbuster immédiat. Un mois après, il prenait la tête des sondages, qu'il n'a jamais lâchée depuis. Aujourd'hui, après d'innombrables controverses, non seulement il est plébiscité par les électeurs républicains, mais il peut aussi s'enorgueillir de monopoliser le débat politique américain.

 

La revanche d’Erdogan, maître absolu de la Turquie

Le 1er novembre, l'AKP, parti du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, a très largement remporté les élections législatives en Turquie, sur fond de reprise en juillet du conflit opposant les rebelles kurdes du PKK au pouvoir et après un attentat le 10 octobre à Ankara (103 morts) attribué à l'EI. Contre tous les pronostics, Erdogan a réussi son pari de reprendre la majorité absolue qu'il avait perdue il y a cinq mois. Le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) recueillait ainsi près de 50 % des suffrages et raflait près de 320 des 550 sièges de députés. Ce résultat sonne comme une revanche éclatante pour Erdogan, âgé de 61 ans, dont le parti avait perdu le 7 juin le contrôle total qu'il exerçait depuis treize ans sur le Parlement.

 

Des Saoudiennes élues aux premières élections ouvertes aux femmes

Une vingtaine de Saoudiennes sont élues aux premières élections ouvertes aux femmes dans le royaume ultraconservateur où elles restent soumises à de sévères restrictions. En effet, le 12 décembre, les électeurs et, pour la première fois, les électrices devaient choisir entre 6 000 candidats hommes et 900 femmes. Tous briguaient un siège dans les 284 conseils municipaux, des assemblées aux pouvoirs limités qui sont les seules dans le royaume à être composées de représentants élus.
« Même s'il n'y en avait eu qu'une, nous aurions été fières. Franchement, nous n'attendions aucune victoire », s'est félicitée Sahar Hassan Nasief, militante féministe de la région de Djeddah.

 

Violent séisme au Népal : près de 9 000 tués

Le 25 avril, environ 8 900 personnes périssent dans un tremblement de terre au Népal, suivi d'une forte réplique le 12 mai. Depuis, une série de séismes frappent ce pays. La secousse du 25 avril était d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis. L'épicentre de ce tremblement de terre était situé à 77 kilomètres au nord-ouest de Katmandou et à 68 kilomètres de Pokhara. La secousse aurait été ressentie jusqu'à New Delhi ainsi que dans tout le nord de l'Inde. Le séisme a en outre provoqué des avalanches sur le mont Everest qui ont recouvert deux camps d'alpinistes. Il s'agit du plus puissant tremblement de terre au Népal depuis celui du 15 janvier 1934, dont la magnitude a été estimée à 8 et qui avait fait 17 000 morts.

 

Un copilote se suicide en crashant un Airbus de Germanwings : 150 morts

Le 24 mars, un Airbus A320 de la compagnie Germanwings, filiale du groupe Lufthansa, assurant la liaison Barcelone-Düsseldorf, s'écrase dans le sud de la France. Bilan : 150 morts. Selon les enquêteurs, l'appareil a été délibérément précipité au sol par son copilote allemand, Andreas Lubitz, au comportement suicidaire et qui avait souffert dans le passé de graves troubles psychologiques. En Allemagne, c'est la stupéfaction. Le commandant de bord s'était absenté du cockpit quelques instants. Le copilote en a profité pour mettre l'avion en descente, gardant une vitesse maximale de plus de 700 km/h. Quand le commandant tente de revenir dans le cockpit, Andreas Lubitz lui en interdit l'accès. Les passagers ont malheureusement le temps de comprendre ce qui va leur arriver. On entend leurs cris à quelques mètres des parois rocheuses contre lesquelles l'Airbus s'écrase à une vitesse phénoménale.

 

Trudeau évince Harper

Le 19 octobre, le libéral Justin Trudeau remporte les législatives, mettant fin à une décennie de pouvoir conservateur, avec Stephan Harper. Trudeau est investi comme Premier ministre le 4 novembre, 31 ans après son père, Pierre Elliott.

 

Aung San Suu Kyi aux portes du pouvoir

En Birmanie, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi remporte le 8 novembre une écrasante victoire aux législatives, premier scrutin libre depuis 25 ans. Malgré sa victoire, elle ne peut pas elle-même devenir présidente car la Constitution, héritée de la junte, interdit l'accès à cette fonction à toute personne ayant des enfants étrangers. Or ceux d'Aung San Suu Kyi sont britanniques.

 

La Chine et Taïwan écrivent l'histoire

La rencontre, le 7 novembre à Singapour, des présidents chinois Xi Jinping et taïwanais Ma Ying-jeou met les journaux chinois et taïwanais d'accord au moins sur un point : ils ont ensemble écrit l'histoire en effectuant le premier sommet entre leurs deux pays depuis 1949. Ma Ying-Jeou et Xi Jinping, respectivement cravatés de bleu et de rouge, les couleurs de leurs drapeaux respectifs, se sont serré la main pendant 80 secondes sous le crépitement des flashs des journalistes. Ils se sont ensuite entretenus en privé, avant de dîner ensemble. La rencontre a été suivie d'une conférence de presse de M. Ma (M. Xi s'en est abstenu). La poignée de main symbolique est l'aboutissement d'un processus graduel de normalisation depuis 2008.

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