Le syndicat des employés de banque durant sa conférence de presse, hier.
Georges Hage, président de la Fédération des syndicats des employés de banque au Liban, a exhorté hier le ministre du Travail à réunir les différents acteurs économiques, ainsi que les unions et syndicats ouvriers afin de mettre en place un accord socio-économique. Cet accord devrait, d'une part, « garantir la sécurité sociale à tous les travailleurs et, d'autre part, contribuer à mettre en place une politique de réévaluation des salaires en fonction de la situation économique ».
M. Hage a par ailleurs relevé « la stagnation économique au Liban et les difficultés socio-économiques dues aux bas salaires ». Il a en outre dénoncé le « mutisme de la Confédération générale des travailleurs du Liban qui aurait dû demander une réévaluation des salaires », ainsi que son désintérêt « face à la situation de la Caisse nationale de Sécurité sociale, la concurrence de la main-d'œuvre étrangère, la loi sur les loyers et la corruption dans les institutions publiques ».
M. Hage a dans ce cadre mis l'accent sur les dysfonctionnements de la CNSS, « dont le conseil d'administration a vu son mandat prolongé pour des raisons politiques ». Il s'est demandé si « la mise en place de la sécurité sociale pour les retraités ainsi que la loi concernant la retraite pouvaient être sérieusement envisagées, compte tenu de la structure actuelle de la Caisse qui a besoin d'être réformée ».
Concernant le secteur bancaire, M. Hage a fait valoir l'importance du renouvellement de la convention collective et précisé que « le contrat pour 2015 et 2016 sera mis en place en mars prochain ». « Nous poursuivrons les directions des banques qui ne respectent pas toutes les composantes de la convention collective, notamment en ce qui concerne l'hospitalisation des retraités ou les horaires de travail », a-t-il dit.
Il a finalement invité le Parlement à « élire un président de la République lors de sa prochaine réunion ». « Les institutions publiques sont en train de s'effondrer face aux crises que connaît le pays. Ceci s'explique par la vacance présidentielle, la paralysie du gouvernement et la fermeture du Parlement », a-t-il dit. « Les représentants du peuple, quelles que soient leurs appartenances communautaires ou partisanes, doivent dépasser leurs intérêts propres et élire un président de la République », a-t-il conclu.


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