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Nos lecteurs ont la parole - Carla Bejjani Aramouni

Bilan pré-Noël

Des portes claquent, l'une après l'autre, comme dans un jeu de dominos infernal et sournois. La communication est coupée, ainsi que la compréhension de l'autre, si différent de soi. Place à la confusion, à la rupture, à l'exclusion, aux infidélités, à la violence. Le monde est ainsi fait, de portes qui se ferment et se referment jusqu'à suffocation. On se cloisonne, au nom d'un groupe, d'un parti, d'une religion, d'une confession, d'une nation, et on installe des barrières de peur infranchissables qui se démultiplient jusqu'à l'enfer où certains vont se faire sauter eux-mêmes, n'ayant plus d'issue de sortie. Les impasses sont faites de ces portes à jamais hermétiques, verrouillées à vie ou à mort. Pire, certaines portes perverses sont très joliment déguisées. On dirait une ouverture, mais ce n'est qu'une fermeture enjolivée, un mensonge. Les portes sont à double face, on croirait qu'elles nous protègent mais, en fait, les seuls prisonniers condamnés, c'est nous. Les nôtres, les vôtres, les leurs (nos-vos-leurs), ce n'est en fin de compte que l'histoire humaine faite de manques, de peurs et d'actes manqués.
Un seul tournant changea la face de ce monde morbide dans ses cycles en boucle, coupa l'histoire en deux et donna de l'espérance à une humanité en mal d'elle-même.
- « Maman, pourquoi Jésus est-il né dans une crèche ? »
- « Une crèche n'a pas de portes. C'est un accueil permanent, un amour infini, qui s'ouvre à tous. Il s'est fait petit, dépouillé de tout pour pouvoir ouvrir grand sa porte et devenir lui-même la Porte de Salut, la porte qui s'ouvre !
C'est un appel continu... à nous de l'entendre ! »
La crèche nous parle discrètement et nous interpelle. Notre porte de secours passe par là... Dans notre course effrénée, se retourner pour un instant, regarder, contempler et écouter : Dieu nous parle et nous révèle, dans une profonde simplicité, son secret. Regarder, contempler cette crèche ouverte et généreuse puis doucement, sous sa lumière, se transformer.

Des portes claquent, l'une après l'autre, comme dans un jeu de dominos infernal et sournois. La communication est coupée, ainsi que la compréhension de l'autre, si différent de soi. Place à la confusion, à la rupture, à l'exclusion, aux infidélités, à la violence. Le monde est ainsi fait, de portes qui se ferment et se referment jusqu'à suffocation. On se cloisonne, au nom d'un groupe, d'un parti, d'une religion, d'une confession, d'une nation, et on installe des barrières de peur infranchissables qui se démultiplient jusqu'à l'enfer où certains vont se faire sauter eux-mêmes, n'ayant plus d'issue de sortie. Les impasses sont faites de ces portes à jamais hermétiques, verrouillées à vie ou à mort. Pire, certaines portes perverses sont très joliment déguisées. On dirait une ouverture, mais ce n'est qu'une fermeture...
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