Comme en juin dernier, l'agence de notation Fitch Ratings a décidé de maintenir la note souveraine du Liban à « B » assortie d'une perspective négative à court et long terme. Le plafond d'endettement du pays est également maintenu à « B ».
L'agence estime également que la croissance du PIB ne devrait pas dépasser 1,2 % fin 2015, malgré la baisse des cours du pétrole ou les mesures d'incitation mises en place par la Banque du Liban, et n'entrevoit pas d'amélioration de la situation économique du pays tant que le conflit syrien se poursuit. Enfin, Fitch a évalué la dette publique libanaise à 131 % du PIB, soulignant que les frais liés à cette dernière ont absorbé près de 40 % des recettes de l'État et n'anticipe aucune amélioration à ce niveau en l'absence d'une réforme de la fiscalité et d'une baisse des dépenses publiques.
Fitch considère que la stabilité financière du pays reste sous la menace d'une aggravation des tensions politiques en marge de la prolongation du conflit syrien, ainsi que par les faibles performances de l'économie libanaise et la fragilité de ses finances publiques. La prolongation de la vacance présidentielle, qui entrave le processus décisionnel aussi bien au niveau du pouvoir exécutif que législatif depuis le 25 mai 2014, est également cité comme l'un des éléments-clés pour le maintien de sa perspective négative.
En parallèle, l'agence relève que la note du Liban est soutenue par ses importantes réserves en devises, estimée à 42 milliards de dollars fin septembre. Fitch loue également la solidité du secteur bancaire libanais – malgré un ralentissement de sa croissance en 2015 – ou encore le niveau de plusieurs indicateurs de développement humain – comme le PIB par habitant – qui restent largement au-dessus de ceux des pays de la catégorie « B ».
Économie - Finance
Fitch maintient la note du Liban à « B »
OLJ / le 15 décembre 2015 à 00h00


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