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Le roi de Bahrein célèbre une fête juive dans son palais

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Une première au palais royal depuis la création de l'Etat d'Israël, précise le Haaretz.

OLJ/Agences
10/12/2015

Alors que le conflit israélo-palestinien connaît une recrudescence des violences depuis plusieurs semaines et que les tensions interreligieuses s'exacerbent au Moyen-Orient, le royaume de Bahrein a tenu à célébrer lundi une fête juive au palais royal du monarque Hamad Ben Issa Al-Khalifa, une première depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, rapportent des médias israéliens.

Bahrein, pays à majorité chiite mais dirigée par une dynastie sunnite, ne reconnaît pas Israël, avec lequel il entretient toutefois des contacts politiques en dépit de nombreuses résistances dans le pays. Cela n'a pas empêché le roi de célébrer en son palais la fête de Hanouka, en présence de la Conférence des rabbins européens (CRE). La cérémonie s'inscrivait dans le cadre d'une réunion spéciale interreligieuse, au palais de Manama, en présence de responsables religieux musulmans, précise le site i24 News.

La CRE, fondée en 1956, se présente comme "la première alliance rabbinique orthodoxe en Europe, réunissant plus de 700 leaders religieux des communautés du courant dominant des synagogues en Europe". La fête de Hanouka, ou "fête de l'Inauguration du Temple", a été instituée (...) suite à l'occupation de Jérusalem par les armées grecques d'Antiochos IV, et la révolte des Macchabée", explique le Consistoire de Paris île-de-France sur son site.

Le directeur de la CRE, le rabbin Moshe Levin, invité par le roi Hamad, a allumé les bougies de l'Hanouka au palais royal. Il a également récité les bénédictions traditionnelles, ainsi que des versets du "Ma'oz Tzur", l'hymne traditionnel de l'Hanouka. Quelque 50 personnes étaient présentes, précise le Haaretz.

"Le Bahrein, sous votre règne, est une petite lumière au milieu d'un monde ténébreux de radicalisme et de fondamentalisme", a affirmé le rabbin Levin, à l'adresse de son hôte.

 

 

En 2000 et 2003, le prince héritier Salmane Ben Hamad Al-Khalifa avait rencontré des responsables israéliens lors du Forum économique mondial. En 2007, le ministre des Affaires étrangères du royaume, cheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifa, avait rencontré son homologue israélienne de l'époque, Tzipi Livni, à l'Onu. En octobre 2008, cheikh Khaled avait suggéré la création d'une organisation régionale incluant Israël, afin de parvenir à la paix au Moyen-Orient.

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LIBAN D'ABORD

pouquoi ne pas juste penser que nous sommes tous fils de Dieu et que la haine n'a rien a voir avec la religion
les juifs vivaient tres bien au Liban et avaient aussi le droit de voter
ou est le probleme quand c'est des religions qui se connectent

Dounia Mansour Abdelnour

Si des Libanais chrétiens avaient fait la même chose, le monde arabe les aurait taxer de traîtrise sans autre forme de procès, mais venant d'un pays arabe sunnite riche, pas de problème!

Bery tus

pq cracher toujours sur des rapprochement si cela peut servir a la paix alors je suis pour !!

ABDEL HAMID

Des charlatans c'est ca.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

C'EST QUOI çA ? ON SAIT QUE TZIPI LIVNI AVAIT FAIT UNE CONFESSION... PEUT-ÊTRE... DE RELATIONS SEXY AVEC UN RESPONSABLE ARABE D'UN PAYS DU GOLFE... POUR SERVIR AVAIT-ELLE DIT SON PAYS...

M.V.

Intéressant ...les sunnites prennent donc des assurances dans "le passé et dans le temps présent " ...auprès des autres religions présentes dans la région...c'est assez novateur comme précepte...

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