Michel Sleiman, hier, en compagnie de Waël Bou Faour. Photo Dalati et Nohra
L'ancien président Michel Sleiman s'est demandé hier si « l'objectif des Libanais était de créer un précédent, celui du "dernier président de la République", du "plus grand bloqueur", ou de la "vacance la plus longue", au lieu de préserver cette République, de ne rater aucune occasion à même d'assurer un retour à la normale des institutions constitutionnelles et de refuser la normalisation arbitraire du vide ».
« La Chambre des députés est le seul lieu convenable pour choisir le président de la République. Tout compromis peut être réalisé sous la coupole du Parlement », a indiqué l'ancien chef d'État, qui a reçu à son domicile de Yarzé le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, le député Khaled Zahraman et l'ancien ministre Nazem el-Khoury.
M. Sleiman a évalué, dans ce cadre, les efforts qui sont actuellement déployés pour « trouver une solution au nœud gordien présidentiel », estimant que « le président fort est celui qui, transversal aux communautés et aux alignements politiques, peut fédérer autour de lui le nombre le plus grand de députés-électeurs ». D'autant, selon lui, que « la théorie du classement quadripartite (des pôles maronites) a montré sa fausseté et sa faiblesse face à la règle du "moi ou personne" ».
Recevant par ailleurs les ambassadeurs des Émirats arabes unis, Saïd el-Chamsi, et du Qatar, Ali ben Hamad el-Merri, Michel Sleiman a appelé la Ligue arabe à « intervenir pour qu'Arabsat révise sa décision d'interdire al-Manar sur ses ondes, par respect pour les libertés garanties par la Constitution libanaise et en application du principe d'acceptation de l'opinion adverse, quelle qu'elle soit ». Il a également remercié le Qatar pour son rôle dans le processus de libération des soldats, appelant à « des efforts supplémentaires pour assurer la libération de leurs camarades » qui sont encore aux mains de Daech.
L'ancien président de la République a enfin adressé un télégramme de condoléances au président français, François Hollande, après le décès de l'ambassadeur Denis Pietton.
Bou Faour
De son côté, Waël Bou Faour a affirmé, après son entretien avec M. Sleiman, que « la logique de "après moi le déluge" continue de présider la vie politique au Liban, et, partant, l'élection présidentielle ». « Cette logique est pratiquée par plus d'une partie au Liban et n'est plus exclusive à une seule faction. Tout le monde se comporte sur base de ses intérêts, ses humeurs et ses calculs, sans prendre en considération les conséquences pour le pays de subsister sans président », a-t-il indiqué.
Et M. Bou Faour de poursuivre : « Nous sommes toujours attachés à cette opportunité d'élire le député Sleiman Frangié à la présidence. Malheureusement, c'est selon une logique injuste que le député Frangié est traité. Une partie du 14 Mars se comporte avec lui comme s'il était du 8 Mars, et une partie du 8 Mars se comporte avec lui comme s'il était le candidat du 14 Mars. S'il en est ainsi, il sera impossible d'accepter qui que ce soit à la présidence. L'homme est du 8 Mars, il campe sur ses options politiques, mais, en même temps, il affirme qu'en tant que président de la République, il parrainera tous les Libanais. »
Et d'ajouter : « Toutes les forces politiques, nous inclus, ont le droit de réclamer des garanties. Cependant, ces garanties ne sauraient être uniquement demandées au président, mais doivent être prises du gouvernement où se trouve la décision centrale de l'État libanais. Lorsque les grands titres du compromis se basent sur le cabinet d'union nationale, cela veut dire que toutes les parties sont présentes à table et selon les équilibres qui préservent la présence de tous. C'est au sein du cabinet que sont prises les décisions sur les options politiques, pas uniquement à la présidence de la République. »
Il a enfin souhaité que les contacts des deux prochains jours permettent au compromis d'aller de l'avant, parce que « si l'occasion est ratée aujourd'hui, le vide présidentiel va durer ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Abou Faour : Une partie du 14 Mars se comporte avec Frangie comme s'il était du 8 Mars, et une partie du 8 Mars se comporte avec lui comme s'il était le candidat du 14 Mars. QUE ABOU FAOUR NOMME LE DEBILE IMBECILE QUI CONSIDERE QUE FRANGIE LE FREROT DE BASCHAR EST LE CANDIDAT DU 14 MARS. S'il en est ainsi, il sera impossible d'accepter qui que ce soit à la présidence. SIRE ABOUR NE VOUS FATIGUEZ PAS A MAQUILLER FRANGIE 8 MARTIEN INVETERE EN CANDIDAT DU 14 MARS. ET PENSEZ SERIEUSEMENT A LA CANDIDATURE DE PERSONNALITES REELLEMENT NEUTRE COMME LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE CENTRALE.
14 h 41, le 10 décembre 2015