Sejaan Azzi au cours de la conférence de presse. Photo Dalati et Nohra
Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a défendu hier le bilan du Liban sur la question de la maltraitance des employées de maison étrangères, faisant assumer à certains pays dont des ressortissants travaillent au Liban « la responsabilité du marché noir et de la traite des êtres humains, puisqu'à ce jour ils n'ont pas envoyé une réponse aux propositions avancées par le ministère du Travail pour satisfaire les demandes de ces pays ».
« La bataille que nous menons en faveur des droits de l'homme et de la lutte contre le trafic humain est un combat commun », a affirmé le ministre Azzi au cours d'une conférence de presse tenue à l'issue d'une réunion avec les ambassadeurs et les consuls des Philippines, d'Éthiopie, du Bengladesh, du Sri Lanka, de Madagascar, d'Indonésie et du Vietnam.
« Certains pays empêchent leurs ressortissants, notamment les jeunes filles, de venir travailler au Liban comme employées de maison », a ajouté M. Azzi, soulignant que ces pays ont demandé au gouvernement libanais et au ministère du Travail de reconsidérer la situation de ces filles. M. Azzi a ainsi expliqué qu'il a proposé à ces pays un mémorandum d'entente et des contrats de travail afin d'améliorer la situation de ces employées de maison. « À ce jour, plusieurs pays, notamment les Philippines et l'Éthiopie, n'ont pas encore signé ces protocoles, bien que nous ayons favorablement répondu à toutes leurs revendications », a insisté Sejaan Azzi, estimant que l'atermoiement observé par certains pays favorise la mise en place des marchés noirs. Il a déclaré que son ministère détient des informations relatives à certains fonctionnaires d'ambassades qui seraient responsables du trafic humain. Et M. Azzi d'affirmer que seize mesures ont déjà été prises par le Liban pour « renforcer les droits et la dignité des employées de maison ».
M. Azzi a en outre indiqué qu'il renforcera son contrôle sur les agences de recrutement. Il a rappelé dans ce cadre qu'à ce jour, 104 bureaux ont été fermés.
Et le ministre de conclure : « Je refuse que le Liban soit victime d'accusations au niveau de la question des employées de maison, au moment où la responsabilité incombe à d'autres États. »


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