Mignonne, allons voir comment la mémoire de nos amours, qui furent aussi enflammées que le discours sur ce pacifisme salvateur de Jaurès, au Pré-Saint-Gervais, reste toujours éblouissante d'espoir. La brume de nos disputes s'est complètement dissipée. C'est le temps de l'hystérie séculairement agressive qui est révolu. Je suis plus confiant, moins autoritaire et spartiate, désormais, dans cet état d'euphorie sentimentale qui nous unit. Enivre-moi de tes bisous, d'urgence. Constamment hantés par la perfidie, la colère et un doute digne du temps de l'Inquisition arbitraire, nous avons peur de retomber dans nos chamailleries qui se répètent en permanence, même si nous n'avons rien à nous reprocher.
Mais l'ardeur subliminale de Sand et de Musset finira par triompher. Maintenant, déplorons aussi certaines assignations abusives en justice qu'on s'était envoyées, par nos avocats, à résidence. Quelle importance ont encore les droits de garde alternée ou de pension alimentaire devant ton amour de l'homme ? Oui, c'est allé trop loin, et l'air de salsa qui nous faisait chavirer s'était certes refroidi, mais il redevient de plus en plus torride. Montrés du doigt en public, enviés pour notre bonheur lors de ce dîner à la chandelle, il ne manquerait plus que de nous faire porter au lit de notre passion, demain matin, bien chaud, le croissant. T'inquiète, la liberté sera toujours magnifique entre nous. Nous sauterons cet obstacle et chaque interligne. Maintenant, on se comprend.
« Il est difficile d'introduire le pouvoir arbitraire, mais bien aisé de le perpétuer. » (Chrétien Guillaume de
Lamoignon de Malesherbes).
Nos lecteurs ont la parole - Sagi Sinno
Hors sujet
OLJ / le 09 décembre 2015 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Tout "simplement" et joliment dit ! Merci Monsieur Sajîï.
09 h 53, le 09 décembre 2015