Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Beyrouth Insight

Lama Salam, une nuit au musée

Outre ses enfants, Lama Salam a trois amours : son époux Tammam, le Collège Louise Wegmann et la boutique du musée National de Beyrouth. À l'occasion de la nocturne, qui n'en est plus vraiment
une, demain jeudi, rencontre informelle, retour sur les news du musée et... quelques confidences.

Photo C.H.

Le sourire est clair, direct. À la fois ferme et aimable, l'expression d'une douce autorité, par moments plus douce et d'autres plus autoritaire. Lama Salam n'aime – clairement – pas la politique, surtout depuis qu'elle lui a provisoirement confisqué son époux, le premier ministre Tammam Salam, la privant de nombreux moments privilégiés et personnels, loin des tumultes d'une période particulièrement agitée. « Il est tout dans ma vie... » confie-t-elle, avant d'ajouter : « Tout tourne autour de lui. » Et son visage s'éclaire d'un large sourire. Ce qui changé depuis qu'il officie à la tête du gouvernement ? « Son absence. Je le vois moins. Un rythme de vie plus rapide, quelques obligations. » Des regrets ? « J'ai surtout été dérangée par la situation anormale, sans président, durant laquelle il a pris cette fonction. Si nous avions vécu ces années de manière différente, nous et le pays en aurions tellement mieux profité. » Voilà qui est dit. Membre du conseil d'administration du Collège Louise Wegmann, cofondatrice de l'ONG Himaya qui lutte contre les abus faits aux enfants, membre de la Fondation nationale du patrimoine, elle se dit optimiste, « mais réaliste ». Particulièrement intéressée par l'univers de l'enfance, « cette période déterminante dans la vie d'un être qui peut le faire basculer dans le meilleur ou le pire », elle avoue : « J'aurais adoré être directrice d'école. Inculquer un savoir. Former un esprit. » Lama Salam est également responsable de la boutique du musée depuis six ans. Elle et l'infatigable Leila Ziadé, qu'elle appelle « ma boss », tentent ensemble de trouver des idées, de nouveaux designers, de s'adapter au contexte et de proposer des créations originales (elles sont spécialement conçues pour la boutique), à des prix accessibles.

 

De 10 à 10
Cette année, et pour sa 15e édition, la nocturne du musée n'en est plus vraiment une puisque l'évènement se déroule le 10 décembre, de 10 heures du matin à 10 heures du soir. « Les premières années, la nocturne était une nouveauté. Il y avait alors très peu d'évènements de ce genre à l'approche des fêtes. Nous avons remarqué que les gens se bousculaient pour profiter de ces quelques heures. » Petit à petit, la nocturne s'est transformée pour se tenir toute la journée. « Mais c'est le seul soir de l'année où le musée national est ouvert au public », précise Lama Salam. Pas d'activités culturelles associées à cet évènement festif, « nous avons préféré séparer les choses et proposer des activités en cours d'année ». Le 10, donc, place à la visite du magnifique espace du musée sous ses plus beaux projecteurs et vente de cadeaux de Noël. L'argent récolté permet de prendre soin des antiquités, du musée, de couvrir les achats et autres travaux à faire, ou encore l'aménagement de salles. Les projets à venir sont nombreux : l'ouverture d'une salle polyvalente, qui servira à organiser des expositions, des conférences et des concerts, et la création d'une cafétéria, le tout orchestré par l'architecte Raed Abillama. En attendant, rendez-vous demain pour (une journée et) une nuit au musée.

* Journée exceptionnelle demain jeudi 10, de 10 heures à 22 heures.
La boutique du musée est ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 9 heures à 17 heures. Pour plus d'informations : 01/612298.

Une sélection de choix

Fidèles à leurs critères de qualité et de prix, ces dames de la Fondation nationale du patrimoine proposent comme chaque année des exclusivités, avec des créateurs amis devenus des fidèles. Il y aura, parmi les nombreux exposants : Cyrille Najjar, qui propose des objets en laiton pour bureau ; Nada Zeineh, des bijoux, des assiettes (pièces uniques) et des boîtes à épices ; Sara's Bag, des sacs mosaïques ; Bokja, de drôles de tabliers de cuisine et des cabas de ménagère ; Taimour Jreissati et Loucas Élia, des horloges en marbre ; Carlo Massoud, des cartes de Beyrouth revisitées ; Nada Rizk, des cornes d'abondance inspirées de la mythologie; Nayla Romanos, une drôle de déesse ; Abdallah Hattoum, des ombres chinoises, et enfin deux objets créés par des élèves de la LAU sur l'initiative de Ghida el-Zein Geha, un bateau phénicien en bois et des plateaux avec un fond interchangeable.

 

 

Dans la même rubrique

Joanna Debbas entre au musée

Valérie Abou Chacra, belle et smart à la fois

Sylvio Tabet, immortel ?

Le sourire est clair, direct. À la fois ferme et aimable, l'expression d'une douce autorité, par moments plus douce et d'autres plus autoritaire. Lama Salam n'aime – clairement – pas la politique, surtout depuis qu'elle lui a provisoirement confisqué son époux, le premier ministre Tammam Salam, la privant de nombreux moments privilégiés et personnels, loin des tumultes d'une période particulièrement agitée. « Il est tout dans ma vie... » confie-t-elle, avant d'ajouter : « Tout tourne autour de lui. » Et son visage s'éclaire d'un large sourire. Ce qui changé depuis qu'il officie à la tête du gouvernement ? « Son absence. Je le vois moins. Un rythme de vie plus rapide, quelques obligations. » Des regrets ? « J'ai surtout été dérangée par la situation anormale, sans président, durant laquelle il a pris...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut