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Liban - Environnement

Lancement d’un nouveau projet d’un demi-million de dollars pour la réserve du Chouf

L'initiative est financée par le gouvernement italien.

Conférence de presse sur le lancement du projet « Développement durable dans la réserve du Chouf ». Photo Marco Giallonardi

Le projet de « Développement durable des territoires adjacents à la réserve du Chouf » a été lancé mardi lors d'une conférence de presse tenue au ministère de l'Environnement en présence de l'ambassadeur d'Italie, Massimo Marotti, et du ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk. Le projet, qui débutera au début de l'année 2016, est financé par le gouvernement italien pour un montant de 500 000 euros.
Cette initiative vise principalement à renforcer la gestion de la réserve du Chouf aux niveaux technique et infrastructurel. Les activités prévues seront axées sur la mise en œuvre d'un plan d'action pour la protection de la biodiversité, le développement des capacités humaines, ainsi que sur la durabilité de l'agriculture locale et sur l'utilisation des résidus forestiers pour la consommation de bioénergie.
La réserve des cèdres du Chouf revêt une importance cruciale pour la sauvegarde du patrimoine naturel et culturel de la région (en 2005, cette région a été déclarée réserve de biosphère par l'Unesco et fait partie du réseau ArabMAB dépendant du Réseau mondial des réserves de biosphères).
« Il s'agit de l'une des initiatives les plus importantes financées par le gouvernement italien dans le secteur de l'environnement au Liban. La réserve des cèdres du Chouf est très symbolique pour le pays. Nous soutenons un échange d'expérience en vue de promouvoir la gestion de la réserve et assister les gens qui y travaillent », a expliqué Massimo Marotti, en mettant l'accent sur l'importance de la gestion des ressources environnementales et de l'écotourisme pour le développement de l'économie du Liban. Celle-ci, a-t-il souligné, permet de « générer de nouveaux emplois, de partager le savoir et l'éducation, et de protéger le patrimoine culturel ».
Plus de 40 000 personnes visitent la réserve du Chouf chaque année. Dès le début de l'année 2016, une série d'activités seront mises en place dans le cadre du projet : un plan d'utilisation des terres doit être élaboré, des campagnes de sensibilisation contre la chasse ainsi que des campagnes pour la propreté pour une meilleure organisation des pique-niques ou la gestion des ressources forestière et hydraulique sont prévues. La publication d'un livre montrant le riche patrimoine culturel et la nature de la réserve de Chouf est également envisagée.
Les communautés locales jouxtant la réserve sont encouragées à participer aux activités écologiques qui leur permettront d'avoir des revenus supplémentaires. De manière générale, 22 villages et environ 80 000 personnes vivant dans la région du Chouf bénéficieront de l'initiative.
Pourquoi avoir choisi la réserve de cèdres ? Depuis des siècles, cet arbre est abattu par l'homme. Il est cependant un symbole vivant lié à la terre libanaise. La réserve naturelle des cèdres du Chouf est la plus grande du Liban, s'étendant de Dahr el-Beidar jusqu'au mont Niha, avec une superficie de 550 km2, à une altitude variant entre 1 200 et 1 900 mètres. Certains des arbres qui s'y trouvent sont deux fois millénaires.
L'Association des cèdres du Chouf s'occupe de protéger cet arbre dans la réserve du Chouf. La flore de la région comporte une large variété d'arbres, de plantes, de fleurs et d'herbes. La faune englobe également un grand nombre de mammifères, d'oiseaux et de reptiles.

Le projet de « Développement durable des territoires adjacents à la réserve du Chouf » a été lancé mardi lors d'une conférence de presse tenue au ministère de l'Environnement en présence de l'ambassadeur d'Italie, Massimo Marotti, et du ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk. Le projet, qui débutera au début de l'année 2016, est financé par le gouvernement italien pour un montant de 500 000 euros.Cette initiative vise principalement à renforcer la gestion de la réserve du Chouf aux niveaux technique et infrastructurel. Les activités prévues seront axées sur la mise en œuvre d'un plan d'action pour la protection de la biodiversité, le développement des capacités humaines, ainsi que sur la durabilité de l'agriculture locale et sur l'utilisation des résidus forestiers pour la consommation de...
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