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Économie

L’économie US est vraiment au plein-emploi

Au début de son mandat de présidente de la Fed, Janet Yellen a plusieurs fois mis en balance le taux de chômage avec d'autres statistiques du marché du travail ayant une évolution moins favorable (par exemple, la durée du chômage, le taux de démission ou l'emploi partiel involontaire). Les spécialistes s'opposaient alors pour savoir si la baisse du chômage était réelle ou factice, si elle reflétait un rebond solide de l'emploi ou si, au contraire, elle ne traduisait que le découragement des travailleurs. En faveur de cette seconde thèse, il était souligné que le taux de participation – le rapport entre la force de travail et la population en âge de travailler – restait sur une tendance baissière. En deux ans, le débat a beaucoup évolué. Le sous-emploi, quelle que soit la manière de le mesurer, s'est fortement réduit. Les données préférées de Mme Yellen sont revenues à un niveau précrise. La participation ne s'est pas redressée, mais on identifie bien mieux les causes de sa baisse depuis 2007. Aux trois quarts environ, ce repli est imputable à des causes non réversibles à court terme, au premier chef le vieillissement de la population.
Il est illusoire d'attendre un rebond de la participation. Le bas niveau historique du taux de participation, inégalé depuis 1977, n'implique pas que les États-Unis sous-emploient leur force de travail. Si l'on considère la population dans son ensemble, les seules catégories non ou insuffisamment employées sont de trois types : ceux qui ont un emploi à temps partiel mais voudraient un temps plein, les chômeurs, et ceux qui ont renoncé à toute démarche active de recherche d'emploi. Au total, ils représentent 7,8 % du total. Le taux d'utilisation de la population est donc de 92,2 %, contre 92,8 % dans la décennie précrise. Les États-Unis sont donc bel et bien au voisinage du plein-emploi, situation dans laquelle il convient d'être attentif à tout risque de surchauffe, notamment au plan des salaires.

Cet article est réalisé par Fidus

Au début de son mandat de présidente de la Fed, Janet Yellen a plusieurs fois mis en balance le taux de chômage avec d'autres statistiques du marché du travail ayant une évolution moins favorable (par exemple, la durée du chômage, le taux de démission ou l'emploi partiel involontaire). Les spécialistes s'opposaient alors pour savoir si la baisse du chômage était réelle ou factice, si elle reflétait un rebond solide de l'emploi ou si, au contraire, elle ne traduisait que le découragement des travailleurs. En faveur de cette seconde thèse, il était souligné que le taux de participation – le rapport entre la force de travail et la population en âge de travailler – restait sur une tendance baissière. En deux ans, le débat a beaucoup évolué. Le sous-emploi, quelle que soit la manière de le mesurer, s'est fortement...
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