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Liban

Ban Ki-moon : Le Liban doit combler rapidement le vide présidentiel

Ban Ki-moon au cours de sa conférence de presse. Photo Sylviane Zehil

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a affirmé hier, dans une conférence de presse au Palais de Verre, que son souhait le plus cher est que le Liban procède rapidement à l'élection d'un président de la République. « Je souhaite avant tout que le vide politique présidentiel qui dure depuis dix-huit mois soit comblé rapidement », a-t-il déclaré devant la presse. Commentant le rapprochement des différentes factions libanaises en vue d'un éventuel compromis, il a indiqué avoir « pris note d'une certaine normalisation politique ». « J'espère que la question de l'élection d'un président sera résolue dès que possible. Cette question est importante pour promouvoir la réconciliation », a-t-il dit.

Syrie : « Cessez-le-feu début janvier »
Abordant la crise des réfugiés et le terrorisme, deux importantes questions qui sont dans « tous les esprits en ce moment », Ban Ki-moon a noté qu'une grande partie de la crise résulte du conflit en Syrie. Mais « le processus de Vienne a créé un nouvel élan, a-t-il constaté. Nous travaillons à lancer une initiative début janvier 2016 qui impliquerait deux entretiens politiques intersyriens et un cessez-le feu à l'échelle nationale ». Il a annoncé que le processus de Vienne pourrait reprendre, le 18 décembre, à New York.
Soulignant « l'importance » de ce processus, M. Ban a constaté que « c'est la première fois », depuis le début de la guerre en Syrie, que « des pays, qui ne se sont pas assis ensemble, ont exprimé leur volonté de se rencontrer face à face, pour discuter de cette question ». Vingt à trente pays ont convenu qu'il est maintenant temps de résoudre ce conflit, une fois pour toutes, a-t-il observé, avant d'exprimer l'espoir que « ce travail acharné permettra d'arriver à un cessez-le feu en janvier, puis à l'organisation d'une consultation électorale ».
En attendant, il s'est dit « encouragé » par l'engagement de certains pays, tels que l'Arabie saoudite, de convoquer les groupes armés syriens de différentes factions. Il a aussi indiqué que son représentant, Staffan de Mistura, s'active « très dur » en vue d'un dialogue syrien. « Nous allons continuer d'espérer résoudre tous ces problèmes, » a-t-il lancé.

Discrimination
Plaidant la cause des réfugiés, Ban Ki-moon a mis en garde contre la discrimination à leur égard qui « aggrave la situation des personnes déplacées à travers le monde ». « Je suis particulièrement préoccupé par les soupçons pesant sur les migrants et les réfugiés et par la discrimination antimusulmane répandue et le fanatisme », a réagi le secrétaire général de l'Onu.
Condamnant tout préjugé, Ban Ki-moon a prêché en faveur d'un monde uni contre le terrorisme. « Aucun grief ou cause ne peut justifier la violence atroce que nous avons vu au cours des dernières semaines », a-t-il déclaré. « La réponse du monde a besoin d'être énergique, tout en tenant toujours compte de l'État de droit et du respect des droits de l'homme. Nous ne pouvons être gouvernés par la peur », a-t-il insisté.

COP21
Le secrétaire général de l'Onu, qui a participé à l'ouverture des travaux de la Conférence de la COP21 sur le changement climatique, doit se rendre de nouveau dans la capitale française. « Je suis encouragé par tout ce que j'ai entendu lors de ces derniers jours de la COP21 », a-t-il déclaré. « Les dirigeants du monde ont fait exactement ce qu'ils étaient censés faire : donner une forte impulsion aux négociations. » Ban Ki-moon a relevé que les grandes économies ont pris d'importants engagements à réduire les émissions. Beaucoup de pays développés ont pris de nouveaux engagements financiers pour aider les pauvres et les plus vulnérables pour qu'ils parviennent à s'adapter aux impacts climatiques.
À Paris, le patron de l'Onu participera encore à la Journée d'action pour les partenariats et initiatives climatiques impliquant les villes, le secteur privé et la société civile. « Dans l'économie mondiale, la transition vers un avenir à faibles émissions est en bonne voie. Mais, a-t-il noté en substance, il existe encore de nombreuses questions-clés en suspens. » « Il est important d'arriver à un accord à Paris, a plaidé Ban Ki-moon. Nous ne pouvons attendre plus longtemps (...). Il n'y a pas d'accord parfait. Mais notre objectif est clair : un accord qui aborde vraiment le changement climatique et met le monde sur la voie d'une prospérité de longue durée, ainsi que sur la voie de la stabilité et de la paix », a-t-il conclu.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a affirmé hier, dans une conférence de presse au Palais de Verre, que son souhait le plus cher est que le Liban procède rapidement à l'élection d'un président de la République. « Je souhaite avant tout que le vide politique présidentiel qui dure depuis dix-huit mois soit comblé rapidement », a-t-il déclaré devant la presse. Commentant...
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