À nous regarder vivre malgré tout, rire malgré le dégoût, bâtir malgré la lassitude, continuer malgré la colère, avancer malgré la frustration, je nous regarde et je souris fièrement. Fièrement diriez-vous ? Oui. Fière de cette admirable société civile que nous formons et qui défend son pays avec détermination et courage contre ceux qui cherchent à semer la peur, détruire leur patrimoine et à effacer leur passé et leur héritage. Fière de notre force de résilience à pouvoir sublimer notre douleur pour en faire notre arme de lutte et de survie. Fière de nos jeunes qui, malgré leur lassitude et leur découragement, poursuivent leur chemin comme si hier n'existait pas et que demain était un jour meilleur. Fière de ces battants, qui ne renoncent pas, vont au-delà de l'insurmontable et de l'impossible. Fière de ces femmes et de ces mères libanaises qui se battent pour défendre le droit de leurs enfants et leur donner cette fierté d'obtenir la nationalité de leur pays. Fière de ces jeunes qui inventent la vie à chaque minute de peur qu'on ne la leur confisque. Fière de ce pays message que nous sommes et que nous offrons à la face de tous ceux qui se cherchent et ne se retrouvent plus. Fière de nos enfants qui vont à l'extérieur, mais gardent au fond de leur cœur l'odeur de leur terre et l'amour de leur patrie. Fière de cet exemple de cohabitation que nous donnons au monde entier, malgré le million et demi d'étrangers qui ont envahi notre ville et notre quotidien. Fière de ces valeurs que nous défendons farouchement, lorsque les autres ont banni de leur existence leur Dieu, leur foi et leurs croyances. Fière de rester debout lorsque les autres sombrent, de se relever pour aller encore plus fort, encore plus loin. Oui, fière de nous, Libanais, qui avons pris notre destin en main, avons appris à nous construire dans un monde sans repères ni supports, à surmonter les guerres, maîtriser la peur, parer les coups, ravaler notre déception, refuser l'abattement et poursuivre, continuer, avancer en s'accrochant désespérément à ce petit lopin de terre, ce pays message, ce pays de lumière où la vie pétille et chante malgré le désarroi, la frustration et la colère quotidienne !
Lamia SFEIR DAROUNI


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
FAUT-IL RIRE... CHÈRE MADAME... EN VOUS LISANT... OU FAUT-IL REGRETTER ET PLEURER NOTRE DÉCADENCE ? CAR CELLE DE NOS ABRUTIS EST NOTRE RESPONSABILITÉ ! MOUTONS DE PANURGE NOUS SOMMES NÉS... MOUTONS DE PANURGE NOUS FINIRONS... ET LES NOUVELLES SURPRISES DE CES DEUX JOURS NE FONT QUE LE CONFIRMER...
20 h 56, le 03 décembre 2015