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Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a déclaré que le Liban était à l'abri d'une nouvelle dégradation de sa note souveraine par les agences internationales de notation. « Le fait que certaines agences aient abaissé la perspective du Liban ne signifie pas qu'elles soient sur le point de réduire sa note », a-t-il déclaré en marge de la cinquième édition du Social Economic Award, qui s'est déroulé hier au Casino du Liban. M. Salamé a toutefois concédé que la décision finale « appartenait aux agences de notation ».
« Les données financières indiquent que la situation économique du Liban est stable, que ce soit au niveau des intérêts, de la santé de la livre ou des transferts des immigrés, comme l'a confirmé la Banque mondiale », a encore justifié M. Salamé. Il a également estimé que l'économie libanaise « s'en sortait bien compte tenu de la situation politico-sécuritaire au Moyen-Orient » et que ses performances étaient « acceptables, même en comparaison avec ceux de certains pays émergents ». Il a également affirmé que « les efforts des banques pour appliquer les normes de Bâle III pour le renforcement des établissements financiers contribuent à donner une image positive du pays ».
En septembre, l'agence de notation Standard's & Poors (S&P) avait abaissé sa perspective de « stable » à « négative », pointant du doigt l'instabilité politique et la crise des déchets comme ses principales sources d'inquiétude. S&P avait cependant maintenu la note du Liban à « B/B- ». Le même mois, Moody's Investors Service avait indiqué que le blocage politique pourrait se répercuter négativement sur la notation souveraine du pays, maintenue à B2 en juin. De son côté, Fitch Ratings avait confirmé en juin sa perspective négative pour le Liban, tout en maintenant la note du pays à B.


J'admire sincerement cette maniere de "tourner"les choses, sens dessus-dessous.Aucune degradation de la note souveraine ne peut etre envisagee, meme si en 2016 les interets s'eleveront a $4.94 milliards, en 2017 a $5.34, et en 2022 a $7.90 milliards de dollars.Pourquoi voulez-vous que cet accroissement catastrophique du montant des interets que nous devons debourser chaque annee puisse inciter les agences internationales de notation a abaisser la note souveraine du Liban? D'ailleurs tout va si bien dans notre pays que nous n'avons aucune raison de nous alarmer, n'est ce pas? Et surtout, surtout pas de tentatives intempestives de reformes, mes amis, lesquelles risqueraient de tout gacher......
14 h 56, le 01 décembre 2015