Les personnalités présentes à la messe pour le quarantième d’Élias Skaff. Photo Ani
« Nous tendons nos mains à tous sans exception, mais nous ne permettrons pas que des mains cherchent à nous confisquer notre décision. » L'épouse du député défunt Élias Skaff, Myriam, n'y est pas allée de main morte, hier, dans son court discours d'investiture à la tête du Bloc populaire, prononcé à l'issue de la messe de requiem célébrée pour son mari, dans l'église Notre-Dame de Zahlé.
Grand absent à la messe, célébrée par un prêtre de paroisse, l'archevêque grec-catholique de Zahlé, Issam Darwiche, apparemment en conflit avec la famille sur la succession politique d'Élias Skaff.
La cérémonie religieuse, suivie d'un discours de Roger Skaff, membre du bureau politique du Bloc populaire, et de Mme Skaff, a en revanche consacré le leadership de cette dernière, dont les deux enfants, Joseph et Gebran, présents à la cérémonie, sont encore trop jeunes pour porter quelque responsabilité que ce soit. Mme Skaff, précise-t-on, est la fille de l'ancien député maronite de Bécharré, Gebran Tok.
Unanimité
S'exprimant au nom du Bloc populaire, Roger Skaff devait annoncer que le bureau politique et le conseil constitutif de cette formation ont décidé à l'unanimité de respecter la volonté du député défunt et d'investir Myriam Skaff, son épouse, à sa tête.
L'objectif de cette dévolution étant de « garder grandes ouvertes les portes de la maison » politique des Skaff.
Pour sa part, Mme Skaff devait avertir les rivaux politiques qui contestent sa légitimité que « les remparts de Zahlé ne sont pas à terre » et que ceux qui chercheront à les franchir trouveront à qui parler, ainsi « qu'un peuple qui saura défendre son sol, sa dignité, son identité et sa place au sein de la patrie ».
« Nous ne permettrons pas que sa décision (celle du Bloc populaire) soit confisquée et qu'il ne soit pas représenté. Sa place doit être réservée », a-t-elle affirmé.


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17 h 42, le 30 novembre 2015