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Liban - Crise Des Déchets

Réhabilitation du pont de Maameltein et appels pour l’élimination des dépotoirs devant les écoles

Après l'incendie spectaculaire des détritus sous le pont de Maameltein, le 25 novembre, les FSI confirment que son accès est interdit aux poids lourds jusqu'à la fin des réparations. Parallèlement, des voix s'élèvent pour éliminer les dépotoirs apparus devant certaines écoles.

Les fumées toxiques, le pain quotidien des Libanais depuis des mois : une menace sanitaire sérieuse mais prise à la légère.

Hier encore planait, dans la zone qui entoure le pont de Maameltein (entre Jounieh et Ghazir), une vague odeur de déchets brûlés, deux jours après le grand incendie dans l'aire de stockage temporaire sous le pont (voir L'Orient-Le Jour du vendredi 27 novembre). Les hautes températures ont endommagé les fondations du pont, comme l'avait confirmé jeudi une équipe d'inspecteurs du ministère des Travaux publics et du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR). Un communiqué publié hier par les Forces de sécurité intérieure (FSI) a confirmé que les travaux de réhabilitation du pont sont en cours et que le trafic est dévié vers une petite route latérale parallèle pour les poids lourds seulement, le temps qu'il soit entièrement réparé.
Entre-temps, les auteurs de cet incendie, qui paraît être d'origine criminelle, ne sont toujours pas identifiés. Fouad Bouéri, membre du conseil municipal de Jounieh, souligne à L'OLJ que la municipalité « ne sait pas qui a mis le feu au lieu de stockage des déchets sous le pont de Maameltein, il y a deux jours ». « Nous avons porté plainte contre inconnu, poursuit-il. Mais nous avions déjà surpris, à une autre occasion, une voiture sans plaque d'immatriculation lançant une bouteille enflammée sur les déchets. Cette fois-ci, nous avons pu intervenir rapidement et éteindre le feu. Il y a deux jours, nous sommes arrivés trop tard, et l'incendie était hors de contrôle. »
M. Bouéri assure que la municipalité continuera de collecter les déchets de la ville, comme elle l'a toujours fait depuis le début de la crise (en juillet). « Il faut dire que cet endroit n'était utilisé que pour un stockage très temporaire, précise-t-il. Chaque jour, des camions viennent les ramasser pour les transporter ailleurs. » Précisément, où finissent les déchets de Jounieh ? « De nombreux individus possèdent des terrains de décharges, dans le Akkar ou ailleurs, souligne M. Bouéri. Une fois qu'ils viennent collecter les déchets avec leurs camions, nous n'avons plus rien à faire avec eux. Mais ce n'est qu'une solution temporaire. Nous préparons un plan de gestion des déchets plus global, mais nous avons besoin de temps pour le finaliser. »

Sauvez les écoles !
Aussi spectaculaire qu'ait été l'incendie sous le pont de Maameltein, cet incident est loin d'être unique. Depuis le début de la crise des déchets, les fumées se dégageant de tas de détritus se sont transformées en un spectacle coutumier aux yeux des Libanais. Les pratiques d'incinération sauvage se poursuivent, malgré les mises en garde d'experts sur les dangers sanitaires résultant de l'émanation de gaz toxiques et de petites particules (voir L'Orient-Le Jour du 27 novembre).
Hier, c'est l'impact de ces fumées sur les enfants qu'a mis en évidence l'association Ghadi. Le président de l'association Fadi Ghanem a, au cours d'une conférence de presse, exhorté les ministères de l'Environnement et de l'Éducation, ainsi que les municipalités à lever les ordures qui s'empilent aux portes des établissements scolaires.
« Plusieurs écoles nous ont fait part de problèmes rencontrés par certains de leurs élèves, particulièrement ceux souffrant de maladies pulmonaires, comme l'asthme, a-t-il dit. Il est inacceptable que les établissements ferment forcément leurs fenêtres afin que leurs élèves ne s'étouffent pas en raison des émanations nocives. Nous demandons que les dépotoirs sauvages soient mieux surveillés de manière à pénaliser toute tentative de les brûler, plus particulièrement sur l'autoroute allant de Hazmieh à Aley. »
M. Ghanem a déploré le fait que les appels des ministres de la Santé et de l'Intérieur concernant l'interdiction de l'incinération sauvage soient restés lettre morte. Il a demandé aux autorités compétentes de « prendre des mesures à l'encontre des municipalités ou des individus qui brûlent les déchets ».

Hier encore planait, dans la zone qui entoure le pont de Maameltein (entre Jounieh et Ghazir), une vague odeur de déchets brûlés, deux jours après le grand incendie dans l'aire de stockage temporaire sous le pont (voir L'Orient-Le Jour du vendredi 27 novembre). Les hautes températures ont endommagé les fondations du pont, comme l'avait confirmé jeudi une équipe d'inspecteurs du ministère des Travaux publics et du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR). Un communiqué publié hier par les Forces de sécurité intérieure (FSI) a confirmé que les travaux de réhabilitation du pont sont en cours et que le trafic est dévié vers une petite route latérale parallèle pour les poids lourds seulement, le temps qu'il soit entièrement réparé.Entre-temps, les auteurs de cet incendie, qui paraît être d'origine...
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