Donnez-moi un beau musée, j'en ferais quoi ? Donnez-moi un Salon du livre, ce n'est pas pour moi. Donnez-moi un festival, je n'en veux pas. Donnez-moi des mégafêtes, je n'irai pas. Donnez-moi un marathon, je ne courrai pas.
Je veux un pays où je peux respirer, élever mes enfants dans la dignité, ne pas craindre de leur donner à manger, je veux tous les jours l'électricité, boire à ma soif, pouvoir me laver. Je veux un président pour qu'il gouverne, marcher dans la rue sans me pincer le nez, je veux les incapables hors des postes-clés. Je veux pour mes jeunes des écoles et des universités, des hôpitaux pour tous, des routes sûres et éclairées, des centres pour les vieux, une mer propre où se baigner, je veux une montagne où la verdure peut pousser.
Ne me parlez plus de partis politiques, je veux oublier les cultes qui séparent. Je veux des mains qui se tiennent pour pouvoir construire. Oui, je rêvais de beauté et de culture, de musique et de sport, de tout ce qui pourrait enrichir une vie. Mais que ferais-je de tout cela quand l'essentiel m'est ôté ?
Je n'enlève pas leur mérite à ceux qui ont œuvré, je les remercie pour l'effort qu'ils ont fait afin que ce pays puisse respirer, mais c'est le désespoir qui me fait crier.
Nos lecteurs ont la parole - Dolly Talhamé
Le cri de la rue
OLJ / le 05 novembre 2015 à 00h27


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef