La réunion du conseil des muftis, présidée par le mufti de la République, Abdel Latif Deriane.
Le conseil des muftis a appelé une fois de plus hier à l'élection d'un président de la République, mettant en garde contre « le chaos, la destruction, l'effondrement des institutions, voire la perte définitive de toutes les composantes de l'État », si cette échéance venait encore à être retardée.
À l'issue d'une réunion présidée par le mufti de la République, Abdel Latif Deriane, à Dar el-Fatwa, le conseil des muftis a publié un communiqué dans lequel il a affirmé « l'importance de l'entente entre les différentes parties politiques », assurant que les « divisions et conflits ne conduisent qu'à plus de paralysie » à tous les niveaux de la vie publique et des citoyens.
Le Conseil des muftis a ainsi exprimé son inquiétude de voir « la nation disparaître si un consensus ne se met pas en place », estimant qu'« une nation ne se construit qu'au prix de sacrifices ». il a insisté en outre sur « la nécessité de soutenir le Premier ministre, Tammam Salam, dans une recherche de solutions adéquates, loin des intérêts personnels », élevant l'intérêt national « au-dessus de toute considération ».
Le communiqué s'est également penché sur les événements en Palestine, condamnant « les agressions sionistes terroristes contre la mosquée al-Aqsa ». « Il a enfin appelé à se solidariser avec le peuple palestinien et à soutenir sa cause afin d'instaurer un État palestinien sur tout le territoire de la Palestine ».


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