Waël Bou Faour, présidant la commission d’urgence pour l’évaluation des risques sanitaires liés à la crise des déchets.
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a une fois de plus tiré la sonnette d'alarme, indiquant que la chute des dernières pluies et le déversement des ordures dans les rues et dans les terres ont provoqué des dégâts « certains et pas négligeables » au niveau de la santé et de l'environnement.
Après avoir présidé une réunion de la commission d'urgence pour l'évaluation des risques sanitaires liés à la crise des déchets, M. Bou Faour a tenu une conférence de presse au cours de laquelle le ministre a fait état de retombées sanitaires et environnementales, sans pour autant en préciser l'ampleur, « sachant que la pollution de l'eau, du sol et de la mer n'apparaît qu'à moyen et long terme ». Il a toutefois assuré que le réseau de surveillance épidémiologique au sein du ministère de la Santé poursuivra ses efforts en vue de la surveillance et du traitement de tout fléau.
Le ministre de la Santé a également indiqué avoir demandé au ministre de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian, de donner des instructions aux offices des eaux des mohafazats pour le prélèvement constant d'échantillons de l'eau et leur analyse en laboratoire, afin de veiller à la salubrité du liquide.
Il a aussi demandé au ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, d'imposer aux usines l'établissement d' « un plan concret » pour le traitement des déchets industriels, et au ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, d'exiger des municipalités l'interdiction de brûler les ordures ou de les jeter au bord des fleuves et sur les terres agricoles. M. Bou Faour a en outre invité les municipalités à entourer de chaux les détritus et ne pas les pulvériser directement d'insecticides.
Mesures générales
M. Bou Faour a ensuite diffusé à l'adresse du public une liste de mesures générales qu'il devrait mettre en œuvre pour préserver sa santé, notamment entretenir une hygiène personnelle ; savonner les mains pendant au moins 20 secondes avant de manger ou de préparer des plats cuisinés et après avoir utilisé les toilettes ou nettoyé un nouveau-né ; bien laver les fruits et légumes en les trempant dans un récipient d'eau chlorée ou purifiée au moyen de stérilisateurs vendus en pharmacie ; s'abstenir de boire une eau non fiable ; user d'une eau propre pour le bain et le brossage des dents, et, en cas de doute, s'abstenir de l'avaler ; s'abstenir de boire et de manger dans un même plat que d'autres, même si ce sont des membres d'une même famille; s'abstenir de consommer de la viande crue.
Recommandations à court terme
Le ministre de la Santé a également fait des recommandations à appliquer à court terme, notamment jeter les détritus dans des sacs bien fermés ; contrôler le processus de gestion des déchets dans les hôpitaux, s'abstenir de brûler et d'amonceler les ordures aux abords des fleuves, ce qui causerait de graves maladies ; ne pas les accumuler dans les vallées, ce qui provoquerait l'infiltration dangereuse d'eaux polluées dans les couches souterraines. Sur ce point, M. Bou Faour a indiqué que la pollution des eaux souterraines peut entraîner la prolifération de bactéries, de virus et de champignons, lesquels causeraient des pathologies dermatologiques, des intoxications alimentaires et des maladies telles que la salmonelle ou l'insuffisance rénale. Il a également mis en garde contre le jet d'ordures à la mer.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Mais qu'est-ce que c'est lourdingue à la fin !
15 h 47, le 04 novembre 2015